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	<item>
		<title>Blessure de Barcola : ce que révèle l&#8217;alerte au mollet de son premier mois à Liverpool</title>
		<link>https://sport-news.fr/blessure-barcola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:29:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business du sport]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2591</guid>

					<description><![CDATA[<p>La blessure de Barcola redoutée le 10 septembre 2026 n'était qu'une crampe. Décryptage de son historique musculaire et de la pression qui pèse sur son transfert à 125 M€.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>La <strong>blessure de Barcola</strong> tant redoutée le 10 septembre 2026 n&rsquo;a jamais existé. Sorti à la 60<sup>e</sup> minute face à l&rsquo;Atlético de Madrid en Ligue des champions, la main crispée sur le mollet, l&rsquo;ailier français avait fait craindre le pire à Liverpool. Le verdict est tombé le lendemain, presque décevant tant il était banal : de simples crampes. Andoni Iraola l&rsquo;a confirmé en conférence de presse, annonçant son joueur disponible pour la réception de Fulham. Quarante minutes d&rsquo;angoisse pour rien. Ou presque.</p>
<div style="background:#f4f7fa;border-left:4px solid #0b5394;padding:18px 22px;margin:30px 0;">
<h3 style="margin-top:0;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h3>
<ul>
<li>L&rsquo;alerte du 10 septembre 2026 contre l&rsquo;Atlético de Madrid n&rsquo;était qu&rsquo;une crampe : aucune absence à la clé.</li>
<li>Barcola reste sur une série de neuf épisodes physiques recensés depuis mai 2023, en très grande majorité musculaires.</li>
<li>Recruté pour 125 millions d&rsquo;euros fixes fin août 2026, il n&rsquo;a encore ni marqué ni délivré de passe décisive.</li>
</ul>
</div>
<h2>Quelle est la dernière blessure de Barcola en date ?</h2>
<p>La dernière blessure de Barcola officiellement enregistrée court sur deux jours à peine : les 10 et 11 septembre 2026. Autrement dit, rien. Le staff de Liverpool a écarté toute lésion musculaire au lendemain du match européen, et l&rsquo;ailier a repris l&rsquo;entraînement collectif dans la foulée.</p>
<p>Andoni Iraola a balayé l&rsquo;inquiétude en une phrase. Selon les informations de <a href="https://www.getfootballnewsfrance.com/2026/liverpools-bradley-barcola-avoids-injury-ahead-of-france-squad-announcement/" target="_blank" rel="noopener">Get French Football News</a>, le technicien basque a précisé que le produit de l&rsquo;académie lyonnaise souffrait uniquement de crampes, et qu&rsquo;il resterait éligible à la liste de Didier Deschamps annoncée le 18 septembre.</p>
<p>Reste une image. Celle d&rsquo;un joueur de 24 ans qui quitte la pelouse en se tenant le bas de la jambe, dans un stade où son transfert record vient à peine d&rsquo;être digéré. À Liverpool, ce genre de plan large coûte cher en nuits blanches.</p>
<h2>Pourquoi la blessure de Barcola inquiète-t-elle autant à Liverpool ?</h2>
<p>Parce que le montant du transfert ne laisse aucune marge d&rsquo;erreur. Le 31 août 2026, Liverpool a déboursé 106 millions de livres, soit environ 125 millions d&rsquo;euros, plus 17 millions de livres de bonus potentiels, pour arracher Bradley Barcola au Paris Saint-Germain. Contrat de cinq ans, numéro 29 dans le dos.</p>
<p>Le rendement, lui, se fait attendre. Débuts le 4 septembre 2026 en sortie de banc lors du succès 2-0 à Portman Road contre Ipswich Town, puis quatre autres apparitions. Au 20 septembre 2026 : cinq matchs, zéro but, zéro passe décisive. Un compteur bloqué à zéro qui rend chaque pépin physique deux fois plus visible.</p>
<p>Il y a aussi le passif. La moindre alerte au mollet ou à l&rsquo;ischio réveille chez Barcola une réputation de fragilité musculaire construite pendant ses saisons parisiennes. Cette réputation n&rsquo;est pas une invention de tabloïd : elle se lit dans les relevés d&rsquo;indisponibilité. Elle mérite pourtant d&rsquo;être nuancée, et c&rsquo;est tout l&rsquo;objet du tableau qui suit.</p>
<h2>Que dit vraiment l&rsquo;historique des blessures de Barcola ?</h2>
<p>L&rsquo;historique des blessures de Barcola raconte une fragilité récurrente, mais rarement lourde. Sur les neuf épisodes recensés par les bases de données spécialisées depuis mai 2023, un seul a dépassé les trois semaines d&rsquo;arrêt.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:25px 0;">
<thead>
<tr style="background:#0b5394;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Période</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Nature</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Durée approximative</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">10-11 septembre 2026</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Alerte mollet (crampes)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2 jours</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">18 mars &#8211; 13 avril 2026</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Cheville</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Près de 4 semaines</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">5-8 novembre 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Non précisée</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Quelques jours</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">6-16 octobre 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Ischio-jambier droit</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">10 jours</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Septembre 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Trois pépins musculaires distincts</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Courtes périodes</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">11-14 juin 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Genou</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">3 jours</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">23 mars &#8211; 9 avril 2024</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Cuisse</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Plus de 2 semaines</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Le chiffre le plus parlant est ailleurs. Sur le seul mois de septembre 2025, trois alertes musculaires séparées ont été enregistrées. Trois en quatre semaines. C&rsquo;est ce type de répétition rapprochée, bien plus qu&rsquo;une grosse blessure isolée, qui alarme les préparateurs physiques : elle signale un muscle qui n&rsquo;encaisse plus la charge. Les principes de <a href="https://sport-news.fr/bonne-gestion-dune-blessure-sportive/">bonne gestion d&rsquo;une blessure sportive</a> valent d&rsquo;ailleurs autant pour un international que pour un amateur du dimanche.</p>
<h2>Octobre 2025 : la blessure de Barcola qui a déclenché une guerre PSG-FFF</h2>
<p>Une blessure de Barcola a un jour dépassé le cadre médical pour devenir une affaire politique. Le 6 octobre 2025, la Fédération française de football annonce le forfait de l&rsquo;ailier pour la trêve internationale et justifie la décision par une « lésion chronique de l&rsquo;ischio-jambier droit depuis le match de Ligue des champions du PSG face à l&rsquo;Atalanta Bergame ».</p>
<p>Le communiqué fait bondir Paris. Le club contestait le lien avec la rencontre européenne et avait alerté sur l&rsquo;état du joueur après une IRM réalisée le matin même du rassemblement. Florian Thauvin a été appelé en remplacement. Le staff médical tricolore jugeait pourtant la lésion bénigne, comme le rapportait alors <a href="https://www.goal.com/fr/news/psg-les-premiers-indices-sur-la-blessure-de-bradley-barcola/blte7b185ddbc105bf3" target="_blank" rel="noopener">Goal</a>.</p>
<p>L&rsquo;épisode s&rsquo;ajoutait à un contentieux plus ancien entre le club et la fédération, déjà tendu par les cas Ousmane Dembélé et Désiré Doué. Cette saison-là restait pourtant la plus belle de Barcola sous le maillot parisien, celle d&rsquo;un <a href="https://sport-news.fr/psg-champion-d-europe-2025/">PSG champion d&rsquo;Europe 2025</a>. Les corps fatigués finissent toujours par présenter la facture.</p>
<h2>Comment Iraola gère-t-il le cas Barcola ?</h2>
<p>Par petites doses assumées. L&rsquo;entraîneur de Liverpool a choisi de reconstruire la condition physique de son ailier par les matchs plutôt que de l&rsquo;aligner d&#8217;emblée quatre-vingt-dix minutes.</p>
<p>« Bradley est l&rsquo;un de ceux que nous préparons physiquement avec des matchs, et les matchs lui donneront la condition que nous voulons. Mais ce n&rsquo;est pas seulement Bradley, nous manquons globalement de fraîcheur », a déclaré le technicien. Une manière élégante de rappeler que le problème n&rsquo;est pas uniquement français.</p>
<p>Iraola a également glissé que Barcola « est prêt à jouer davantage ». La montée en charge est donc lancée. Elle est aussi le moment le plus délicat pour un joueur au passif musculaire chargé : c&rsquo;est précisément quand le temps de jeu grimpe que les ischios parlent.</p>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>L&rsquo;alerte du 10 septembre 2026 relevait de la crampe, pas de la lésion : aucun match manqué.</li>
<li>Un seul arrêt de Barcola a dépassé trois semaines depuis 2023, celui de la cheville au printemps 2026.</li>
<li>Le vrai signal d&rsquo;alerte reste septembre 2025 et ses trois pépins musculaires en un mois.</li>
<li>Transfert à 125 M€ fixes, cinq matchs, zéro but : la pression du rendement amplifie chaque alerte.</li>
<li>Iraola assume une remontée en charge progressive, la phase la plus exposée statistiquement.</li>
</ul>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Barcola est-il blessé actuellement ?</h3>
<p>Non. La dernière alerte, survenue le 10 septembre 2026 contre l&rsquo;Atlético de Madrid, a été identifiée comme une crampe par le staff de Liverpool. Aucune indisponibilité n&rsquo;a suivi et le joueur est resté dans le groupe.</p>
<h3>Quelle a été la blessure la plus longue de Barcola ?</h3>
<p>Sa blessure à la cheville, du 18 mars au 13 avril 2026, l&rsquo;a écarté près de quatre semaines. C&rsquo;est le seul arrêt de sa carrière récente à avoir franchi le seuil des trois semaines.</p>
<h3>Barcola est-il un joueur fragile ?</h3>
<p>Les relevés montrent des interruptions fréquentes mais courtes, dominées par les muscles postérieurs de la cuisse. Parler de fragilité chronique serait excessif ; parler d&rsquo;un profil à surveiller, en revanche, correspond aux données disponibles.</p>
<p>Reste une question que personne, à Liverpool, n&rsquo;ose formuler à voix haute : un ailier dont la vitesse est le premier argument peut-il vieillir sereinement avec des ischios qui protestent tous les six mois ? La réponse ne se lira pas dans un bulletin médical, mais dans le nombre de sprints qu&rsquo;il acceptera encore de lancer à la 85<sup>e</sup>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ami Nakai : le triple Axel qui a fait basculer son destin olympique</title>
		<link>https://sport-news.fr/ami-nakai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits sportifs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2588</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ami Nakai, 17 ans au moment de son bronze olympique a Milan-Cortina, a bati sa medaille sur un triple Axel et un programme court de 78,71 points. Portrait et palmares.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>Neuvième du programme libre, et pourtant sur le podium : <strong>Ami Nakai</strong> a décroché à Milan-Cortina, le 19 février 2026, la médaille de bronze olympique du patinage artistique féminin avec 219,16 points. La Japonaise avait 17 ans. Trois jours plus tôt, elle avait ouvert son programme court par un triple Axel parfaitement bouclé et pris la tête devant Kaori Sakamoto, triple championne du monde. Une saison de débuts seniors, et déjà une médaille olympique.</p>
<div style="background:#f4f7fb;border-left:4px solid #1a4f8a;padding:18px 22px;margin:28px 0;">
<h2 style="margin-top:0;font-size:1.15em;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h2>
<ul>
<li>Bronze olympique à Milan-Cortina en février 2026 (219,16 points), à 17 ans, pour sa première saison senior.</li>
<li>Record personnel de 227,08 points au Grand Prix de France 2025, où elle a battu Kaori Sakamoto de 2,85 points.</li>
<li>Le triple Axel est sa signature technique : elle est la sixième femme de l&rsquo;histoire à le réussir lors de Jeux olympiques d&rsquo;hiver.</li>
</ul>
</div>
<h2>Qui est Ami Nakai, la médaillée de bronze des JO 2026 ?</h2>
<p>Ami Nakai est une patineuse artistique japonaise née le 27 avril 2008 à Niigata, médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026. Elle mesure 1,50 m et s&rsquo;entraîne au club Tokio Inkarami, sous la direction de Kensuke Nakaniwa et Makoto Nakata, après plusieurs saisons passées à la MF Figure Skating Academy de Funabashi.</p>
<p>Son parcours junior n&rsquo;avait rien d&rsquo;un boulevard. Bronze aux championnats du monde juniors de Calgary en mars 2023 (197,40 points), puis quatrième à Debrecen deux ans plus tard. Entre les deux, une dixième place aux championnats du Japon juniors 2023-2024 — le genre de saison que l&rsquo;on efface vite d&rsquo;une biographie officielle.</p>
<p>En réalité, la trajectoire d&rsquo;Ami Nakai ressemble moins à une ascension linéaire qu&rsquo;à une succession de rebonds. Trois finales du Grand Prix junior consécutives, une seule sur le podium, la dernière : troisième en 2024-2025. À ce moment-là, personne ne la présente comme une candidate olympique.</p>
<h2>Comment Ami Nakai a-t-elle battu Kaori Sakamoto dès ses débuts seniors ?</h2>
<p>Ami Nakai a remporté le Grand Prix de France d&rsquo;Angers, du 17 au 19 octobre 2025, pour sa toute première compétition du circuit senior, avec 227,08 points. Elle a gagné les deux segments : 78,00 au programme court, 149,08 au libre. Kaori Sakamoto, triple championne du monde, a terminé à 2,85 points. Le podium était intégralement japonais.</p>
<p>L&rsquo;arme, déjà, était le triple Axel. Ouverture du programme court, suivie d&rsquo;une combinaison triple Lutz-triple boucle piqué et d&rsquo;un triple boucle. Dans le libre, la main a touché la glace sur l&rsquo;Axel. Cela n&rsquo;a rien changé au résultat.</p>
<p>« Je ne m&rsquo;attendais pas du tout à gagner. Je suis extrêmement heureuse, mais je ne veux pas que cela crée une pression bizarre », a-t-elle déclaré après sa victoire, dans des propos <a href="https://isu-skating.com/figure-skating/news/ami-nakai-jpn-came-saw-conquered-in-grand-prix-debut-in-angers/" target="_blank" rel="noopener">relayés par l&rsquo;ISU</a>. La suite lui a donné raison sur la pression.</p>
<p>Bronze à Skate Canada quinze jours plus tard (203,09), puis deuxième de la finale du Grand Prix à Nagoya en décembre (220,89). Et, au moment de la sélection olympique, une quatrième place seulement aux championnats du Japon : troisième du court, septième du libre, 213,56 points. Le Japon l&rsquo;a quand même envoyée à Milan.</p>
<h2>Pourquoi le triple Axel d&rsquo;Ami Nakai a-t-il marqué Milan-Cortina ?</h2>
<p>Parce qu&rsquo;il a placé Ami Nakai en tête du programme court olympique le 17 février 2026, avec 78,71 points, devant Kaori Sakamoto (77,23) et l&rsquo;Américaine Alysa Liu (76,59). Sur la bande originale de <em>La Strada</em>, la Japonaise a été la première à tenter le triple Axel dans la soirée. Elle l&rsquo;a posé net. Elle est devenue la sixième femme de l&rsquo;histoire à réussir cet élément lors de Jeux olympiques d&rsquo;hiver.</p>
<p>Puis vient le chiffre que les récapitulatifs oublient. Au programme libre du 19 février, Ami Nakai n&rsquo;a signé que le neuvième score du segment : 140,45 points. Neuvième. Elle a malgré tout conservé le bronze avec 219,16 points au total, à 5,74 de l&rsquo;or. Alysa Liu s&rsquo;est imposée (226,79), Kaori Sakamoto a pris l&rsquo;argent (224,90).</p>
<p>Autrement dit, l&rsquo;avance construite en trois minutes de programme court a suffi à absorber un libre manqué. C&rsquo;est une médaille olympique gagnée sur une seule rotation supplémentaire, répétée des milliers de fois à l&rsquo;entraînement.</p>
<p>« Le fait d&rsquo;être ici, une médaille autour du cou, me rend incroyablement heureuse », a-t-elle réagi, ajoutant que les blessures traversées en chemin « n&rsquo;avaient pas été vaines ». <a href="https://www.franceinfo.fr/les-jeux-olympiques/milan-cortina-2026/a-17-ans-la-patineuse-japonaise-ami-nakai-realise-un-programme-splendide-aux-jo-2026_7813607.html" target="_blank" rel="noopener">Franceinfo</a> avait qualifié son court de « splendide » dès le soir de la compétition.</p>
<p>Le patinage féminin japonais, lui, a vécu une quinzaine dense : deux de ses représentantes sur le podium individuel, et une autre trajectoire à suivre avec <a href="https://sport-news.fr/mone-chiba/">le parcours de Mone Chiba</a>, passée à 1,28 point du podium olympique avant de se rattraper aux Mondiaux.</p>
<h2>Quel est le palmarès complet d&rsquo;Ami Nakai ?</h2>
<p>Voici les résultats majeurs d&rsquo;Ami Nakai, des championnats du monde juniors 2023 à sa rentrée de septembre 2026.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0;">
<thead>
<tr style="background:#1a4f8a;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ccc;">Compétition</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ccc;">Date</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ccc;">Classement</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ccc;">Total</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Championnats du monde juniors, Calgary</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Mars 2023</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">3<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">197,40</td>
</tr>
<tr style="background:#f6f8fa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Grand Prix de France, Angers</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Octobre 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;"><strong>1<sup>re</sup></strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;"><strong>227,08</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Skate Canada International</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Novembre 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">3<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">203,09</td>
</tr>
<tr style="background:#f6f8fa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Finale du Grand Prix, Nagoya</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Décembre 2025</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">220,89</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Championnats des Quatre Continents</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Janvier 2026</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">215,78</td>
</tr>
<tr style="background:#f6f8fa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Jeux olympiques, Milan-Cortina</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Février 2026</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;"><strong>3<sup>e</sup></strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;"><strong>219,16</strong></td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Championnats du monde</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Mars 2026</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">9<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">200,00</td>
</tr>
<tr style="background:#f6f8fa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Kinoshita Group Cup</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Septembre 2026</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">4<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">207,72</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Une lecture s&rsquo;impose : la ligne des championnats du monde 2026, neuvième avec 200,00 points, arrive un mois après la médaille olympique. Les saisons post-olympiques sont rarement tendres.</p>
<h2>Que peut viser Ami Nakai en 2026-2027 ?</h2>
<p>Ami Nakai a ouvert sa saison 2026-2027 par un record personnel au programme court : 80,27 points à la Kinoshita Group Cup, début septembre 2026. C&rsquo;est la première fois qu&rsquo;elle franchit la barre des 80. Son triple Axel est passé sans discussion, et elle a devancé Mao Shimada (78,84), l&rsquo;autre grand espoir japonais de sa génération.</p>
<p>Le libre, lui, a de nouveau lâché : 127,45 points, quatrième du segment, quatrième au classement final avec 207,72. Le schéma se répète avec une régularité presque gênante. Court exceptionnel, libre en dessous.</p>
<p>C&rsquo;est là que se joue sa saison. Les 149,08 points réussis à Angers en octobre 2025 prouvent que le libre est dans ses jambes. Reste à le sortir deux fois dans la même semaine, dans une compétition majeure — ce qu&rsquo;elle n&rsquo;a encore jamais fait au niveau senior.</p>
<p>Le calendrier ne l&rsquo;aidera pas : le circuit est désormais tourné vers <a href="https://sport-news.fr/jeux-olympiques-hiver-lieu/">les prochaines éditions des Jeux olympiques d&rsquo;hiver</a>, et une médaillée de bronze de 18 ans n&rsquo;a plus le statut d&rsquo;outsider. Elle patine avec sa propre légende sur les épaules, quatre ans avant la suivante.</p>
<p>Au fond, la question posée par Ami Nakai dépasse son cas. Combien de temps une patineuse peut-elle tenir un triple Axel avant que le corps ne réclame son dû ? Les réponses japonaises des vingt dernières années ne sont pas toutes joyeuses. Celle-ci commence à peine.</p>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Quel est le record personnel d&rsquo;Ami Nakai ?</h3>
<p>Son meilleur total est de 227,08 points, établi au Grand Prix de France en octobre 2025. Son record au programme libre date de la même compétition (149,08). Au programme court, sa meilleure marque est de 80,27 points, réalisée à la Kinoshita Group Cup en septembre 2026.</p>
<h3>Ami Nakai réussit-elle le triple Axel ?</h3>
<p>Oui, c&rsquo;est son élément signature. Elle l&rsquo;a notamment posé proprement dans son programme court des Jeux olympiques 2026, devenant la sixième femme de l&rsquo;histoire à réussir un triple Axel lors de Jeux olympiques d&rsquo;hiver.</p>
<h3>Quel âge a Ami Nakai ?</h3>
<p>Née le 27 avril 2008 à Niigata, elle a eu 18 ans en avril 2026. Elle avait donc 17 ans au moment de sa médaille de bronze olympique, obtenue à Milan-Cortina en février 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://sport-news.fr/ami-nakai/">Ami Nakai : le triple Axel qui a fait basculer son destin olympique</a> est apparu en premier sur <a href="https://sport-news.fr"></a>.</p>
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		<title>Boris Becker : palmarès, records et la vie d&#8217;après du plus jeune vainqueur de Wimbledon</title>
		<link>https://sport-news.fr/boris-becker/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 09:29:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits sportifs]]></category>
		<category><![CDATA[Tennis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Boris Becker : palmarès, records, fortune perdue et reconversion du plus jeune vainqueur de Wimbledon de l'histoire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 6 minutes</em></p>
<p><strong>Boris Becker</strong> est le plus jeune vainqueur de Wimbledon de l&rsquo;histoire du tennis masculin : 17 ans et 227 jours, le 7 juillet 1985, sans être tête de série. Le joueur allemand a remporté six titres du Grand Chelem, 49 titres ATP en simple, une médaille d&rsquo;or olympique en double et deux Coupes Davis. Quarante et un ans plus tard, son record de précocité gazonné n&rsquo;a toujours pas été battu. Et pourtant, il n&rsquo;aura occupé la place de numéro un mondial que douze semaines.</p>
<div style="background:#f4f6f8;border-left:4px solid #0b5fa5;padding:18px 22px;margin:30px 0;">
<h2 style="margin-top:0;font-size:1.15em;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h2>
<ul>
<li>Six titres du Grand Chelem : Wimbledon 1985, 1986 et 1989, US Open 1989, Open d&rsquo;Australie 1991 et 1996.</li>
<li>Numéro un mondial le 28 janvier 1991, mais seulement douze semaines au sommet.</li>
<li>Plus de 25 millions de dollars de gains en carrière, une faillite en 2017 et huit mois de prison au Royaume-Uni en 2022.</li>
</ul>
</div>
<h2>Quel est le palmarès exact de Boris Becker ?</h2>
<p>Six tournois du Grand Chelem, trois Masters de fin d&rsquo;année, deux Coupes Davis et un titre olympique. Le palmarès de Boris Becker se lit vite, mais il concentre quinze saisons d&rsquo;un tennis qui a changé la façon de jouer sur herbe.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:25px 0;">
<thead>
<tr style="background:#0b5fa5;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;">Titre majeur</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Année</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Âge</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Surface</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Wimbledon</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">1985</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">17 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Gazon</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Wimbledon</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">1986</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">18 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Gazon</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Wimbledon</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">1989</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">21 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Gazon</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">US Open</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">1989</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">21 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Dur</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Open d&rsquo;Australie</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">1991</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">23 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Dur</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;">Open d&rsquo;Australie</td>
<td style="padding:10px;">1996</td>
<td style="padding:10px;">28 ans</td>
<td style="padding:10px;">Dur</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Il manque une ligne à ce tableau, et elle raconte beaucoup : Roland-Garros. Boris Becker n&rsquo;a jamais atteint la finale porte d&rsquo;Auteuil. Trois demi-finales, en 1987, 1989 et 1991, et rien de plus. La terre battue a toujours résisté à ce jeu construit pour aller vite.</p>
<p>Le reste du bilan force le respect : 49 titres en simple, 15 en double, trois Masters (1988, 1992, 1995), la Coupe Davis avec la RFA en 1988 et 1989, et l&rsquo;or olympique en double à Barcelone en 1992 aux côtés de Michael Stich. Ses gains en carrière atteignent 25 080 956 dollars, un total considérable pour une époque où les dotations n&rsquo;avaient rien à voir avec celles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>
<h2>Pourquoi le record de Boris Becker à Wimbledon tient-il toujours ?</h2>
<p>Parce que le tennis moderne ne produit plus d&rsquo;adolescents capables de gagner sept matchs en trois sets gagnants sur gazon. En 1985, Boris Becker arrive à Londres classé 20e mondial, sans tête de série, avec un seul titre ATP en poche. Il sort du tournoi Kevin Curren en finale, en quatre sets.</p>
<p>Le calcul est simple : 17 ans et 227 jours. Depuis, aucun homme n&rsquo;a soulevé le trophée du All England Club avant ses 20 ans. Rafael Nadal avait 22 ans en 2008, Novak Djokovic 24 ans en 2011, Carlos Alcaraz 20 ans en 2023. La physicalité exigée par le circuit actuel rend ce scénario presque impossible à reproduire.</p>
<p>Ce sacre a aussi installé une image durable. Le plongeon au filet, les genoux en sang, les cheveux roux trempés. « Boum-Boum » : le surnom vient de son service, pas de son caractère. Il est resté.</p>
<h2>Qu&rsquo;est-ce qui rendait le jeu de Boris Becker si particulier ?</h2>
<p>Un service-volée assumé jusqu&rsquo;à l&rsquo;excès, sur une surface qui récompensait la prise de risque. Boris Becker montait au filet derrière presque toutes ses premières balles. Sa prise de raquette, la <a href="https://sport-news.fr/continental-grip-tennis/">prise continentale</a>, lui permettait d&rsquo;enchaîner service, volée et smash sans jamais changer de main sur le manche.</p>
<p>Le détail statistique est révélateur : plus de la moitié de ses 49 titres ont été conquis sur moquette, une surface rapide aujourd&rsquo;hui disparue du circuit. Becker n&rsquo;était pas seulement un joueur de gazon. Il était un joueur d&rsquo;intérieur, de balles basses et de points courts.</p>
<p>Son revers à une main, longtemps considéré comme son point faible, est devenu une arme de contre-attaque à partir de 1989. C&rsquo;est cette année-là qu&rsquo;il réalise sa meilleure saison : Wimbledon, US Open, Masters et Coupe Davis.</p>
<h2>Que vaut le bilan d&rsquo;entraîneur de Boris Becker ?</h2>
<p>Six titres du Grand Chelem en trois ans avec Novak Djokovic. Entre décembre 2013 et décembre 2016, Boris Becker occupe le poste d&rsquo;entraîneur principal du Serbe et l&rsquo;accompagne sur la période la plus dominante de sa carrière : Wimbledon 2014, Open d&rsquo;Australie 2015, Wimbledon 2015, US Open 2015, Open d&rsquo;Australie 2016 et, surtout, Roland-Garros 2016.</p>
<p>Le paradoxe est savoureux. L&rsquo;homme qui n&rsquo;a jamais franchi les demi-finales parisiennes a aidé Djokovic à compléter son Grand Chelem en carrière sur la terre battue qui lui avait toujours échappé.</p>
<p>Depuis, Becker a dirigé le tennis masculin de la fédération allemande entre 2017 et 2020, avec des résultats mitigés. Un retour au sein de la DTB revient régulièrement dans les discussions, sans jamais se concrétiser.</p>
<h2>Comment Boris Becker a-t-il perdu sa fortune ?</h2>
<p>Par une accumulation d&rsquo;investissements ratés, de divorces coûteux et de dettes fiscales, sanctionnée par une déclaration de faillite prononcée à Londres en juin 2017. Les chiffres donnent le vertige : plus de 25 millions de dollars gagnés sur les courts, davantage encore en contrats publicitaires, et un passif estimé à plusieurs dizaines de millions d&rsquo;euros.</p>
<p>En avril 2022, la justice britannique le condamne à deux ans et demi de prison pour avoir dissimulé des actifs à ses créanciers, en violation de la loi sur l&rsquo;insolvabilité. Il purge huit mois derrière les barreaux, à Wandsworth puis à Huntercombe, avant d&rsquo;être libéré en décembre 2022 et expulsé vers l&rsquo;Allemagne.</p>
<p>La trajectoire n&rsquo;est pas isolée dans le sport de haut niveau, mais elle frappe par son ampleur. Ana Ivanović, qui n&rsquo;a passé elle aussi que <a href="https://sport-news.fr/tennis-ivanovic/">douze semaines au sommet du classement mondial</a>, a connu une reconversion bien plus linéaire. Chez Becker, tout a toujours été plus brutal, dans un sens comme dans l&rsquo;autre.</p>
<h2>Que fait Boris Becker en 2026 ?</h2>
<p>Il commente. À 58 ans, Boris Becker est consultant tennis pour Eurosport et TNT Sports, où il suit les quatre tournois du Grand Chelem. Lors de Roland-Garros 2026, il analysait le sacre d&rsquo;Alexander Zverev en soulignant que son compatriote avait « montré à tout le monde qu&rsquo;il était capable de tenir bon », selon les propos rapportés par Eurosport.</p>
<p>Sa lecture du circuit reste écoutée. En 2026, il désigne le service de Jannik Sinner comme le meilleur du monde, un jugement qui en dit long venant d&rsquo;un homme dont le service définissait toute la carrière.</p>
<p>Côté vie privée, il s&rsquo;est remarié en septembre 2024 avec Lilian de Carvalho Monteiro, analyste en risques politiques, et vit désormais en Italie. Loin de l&rsquo;Allemagne, loin de Londres.</p>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>Boris Becker reste le plus jeune vainqueur de Wimbledon chez les hommes : 17 ans et 227 jours en 1985.</li>
<li>Six titres majeurs, 49 titres ATP, trois Masters, deux Coupes Davis et l&rsquo;or olympique en double en 1992.</li>
<li>Seulement douze semaines au rang de numéro un mondial, à partir du 28 janvier 1991.</li>
<li>Roland-Garros est le grand absent de son palmarès : trois demi-finales, aucune finale.</li>
<li>Faillite en 2017, huit mois de prison en 2022, retour comme consultant télévision depuis 2023.</li>
</ul>
<h3>Foire aux questions</h3>
<p><strong>Combien de Grands Chelems Boris Becker a-t-il gagnés ?</strong><br />
Six au total : Wimbledon en 1985, 1986 et 1989, l&rsquo;US Open en 1989, et l&rsquo;Open d&rsquo;Australie en 1991 et 1996. Il n&rsquo;a jamais remporté Roland-Garros.</p>
<p><strong>Quel âge avait Boris Becker lors de sa première victoire à Wimbledon ?</strong><br />
17 ans et 227 jours, le 7 juillet 1985. Il était non tête de série, une première dans l&rsquo;histoire du tournoi.</p>
<p><strong>Boris Becker a-t-il été numéro un mondial ?</strong><br />
Oui, à partir du 28 janvier 1991, après sa victoire à l&rsquo;Open d&rsquo;Australie. Il a occupé la première place du classement ATP pendant douze semaines au total.</p>
<p>Reste une question que personne ne tranche vraiment : faut-il juger Boris Becker sur ce qu&rsquo;il a gagné à 17 ans, ou sur tout ce qu&rsquo;il a perdu ensuite ? Le gazon de Wimbledon, lui, n&rsquo;a jamais changé d&rsquo;avis.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paris vs Real Madrid : le bilan complet d&#8217;un duel qui a changé de camp</title>
		<link>https://sport-news.fr/paris-vs-real-madrid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 09:24:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Classements]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2582</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris vs Real Madrid : 11 confrontations officielles, 4 victoires parisiennes, le 4-0 de 2025 et pourquoi le duel n'aura pas lieu en 2026-2027.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>Le bilan de <strong>Paris vs Real Madrid</strong> s&rsquo;est figé sur une image : le 9 juillet 2025, au MetLife Stadium, les Madrilènes encaissaient trois buts en vingt-cinq minutes. Onze confrontations officielles, quatre victoires parisiennes, deux nuls, cinq succès madrilènes. Sur le papier, le Real reste devant. Sur le terrain, la hiérarchie a changé de camp. Et, paradoxe de la saison 2026-2027, les deux clubs ne se croiseront pas.</p>
<div style="border-left:4px solid #0b5cab;background:#f4f8fd;padding:16px 20px;margin:28px 0;">
<h2 style="margin-top:0;font-size:1.15em;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h2>
<ul>
<li>Bilan officiel : 11 rencontres, 4 victoires du PSG, 2 nuls, 5 victoires du Real Madrid.</li>
<li>Le 4-0 de juillet 2025 en demi-finale du Mondial des clubs est la plus large victoire du duel.</li>
<li>Aucun Paris &#8211; Real Madrid n&rsquo;est programmé en phase de ligue 2026-2027 : seul un tirage couperet peut les réunir.</li>
</ul>
</div>
<h2>Quel est le bilan exact de Paris vs Real Madrid ?</h2>
<p>Le PSG et le Real Madrid se sont affrontés onze fois en compétition officielle : huit en Ligue des champions, deux en Coupe UEFA en 1993, une en Coupe du monde des clubs en 2025. Le décompte donne 4 victoires parisiennes, 2 matches nuls et 5 succès madrilènes, pour 18 buts marqués par Paris contre 15 encaissés.</p>
<p>Le chiffre le plus fiable vient de l&rsquo;UEFA elle-même. Sur le seul terrain de la Ligue des champions, <a href="https://fr.uefa.com/uefachampionsleague/history/h2h/52747/50051/" target="_blank" rel="noopener">le face-à-face officiel</a> affiche 8 matches, 2 victoires parisiennes, 2 nuls, 4 victoires madrilènes et un cumul de buts de 11-9 en faveur du Real. Certains médias annoncent 12 ou 13 confrontations selon les rencontres retenues : la différence tient aux matches amicaux, qu&rsquo;il faut écarter.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0;">
<thead>
<tr style="background:#0b5cab;color:#fff;">
<th style="padding:8px;text-align:left;">Date</th>
<th style="padding:8px;text-align:left;">Compétition</th>
<th style="padding:8px;text-align:left;">Résultat</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">2 mars 1993</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Coupe UEFA, quarts</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Real Madrid 3-1 PSG</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">18 mars 1993</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Coupe UEFA, quarts</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">PSG 4-1 Real Madrid (a.p.)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">21 octobre 2015</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, phase de groupes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">PSG 0-0 Real Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">3 novembre 2015</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, phase de groupes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Real Madrid 1-0 PSG</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">14 février 2018</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, huitièmes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Real Madrid 3-1 PSG</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">6 mars 2018</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, huitièmes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">PSG 1-2 Real Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">18 septembre 2019</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, phase de groupes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">PSG 3-0 Real Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">26 novembre 2019</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, phase de groupes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Real Madrid 2-2 PSG</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">15 février 2022</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, huitièmes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">PSG 1-0 Real Madrid</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">9 mars 2022</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">LDC, huitièmes</td>
<td style="padding:8px;border-bottom:1px solid #ddd;">Real Madrid 3-1 PSG</td>
</tr>
<tr style="background:#eef6ff;">
<td style="padding:8px;"><strong>9 juillet 2025</strong></td>
<td style="padding:8px;"><strong>Mondial des clubs, demi-finale</strong></td>
<td style="padding:8px;"><strong>PSG 4-0 Real Madrid</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Une nuance mérite d&rsquo;être posée : en éliminations directes, le compte est parfaitement à l&rsquo;équilibre. Paris a sorti Madrid en 1993 et en 2025, Madrid a sorti Paris en 2018 et en 2022. Deux partout.</p>
<h2>Pourquoi le 4-0 de 2025 a-t-il fait basculer Paris vs Real Madrid ?</h2>
<p>Parce qu&rsquo;il a inversé un rapport de force vieux de trente ans en moins d&rsquo;une demi-heure. <a href="https://www.rts.ch/sport/football/2025/depeche/le-psg-a-etrille-le-real-madrid-4-0-en-demi-finales-de-la-coupe-du-monde-des-clubs-28939266.html" target="_blank" rel="noopener">Fabián Ruiz ouvrait le score à la 6e minute</a>, Ousmane Dembélé doublait la mise à la 9e après une perte de balle de Rüdiger, Ruiz s&rsquo;offrait un doublé à la 24e sur un centre de Hakimi. Gonçalo Ramos ajoutait le quatrième en fin de match. Le tout sans que Madrid ne cadre une occasion franche.</p>
<p>C&rsquo;est la première fois qu&rsquo;un club français infligeait un tel écart au Real Madrid dans une phase finale européenne ou intercontinentale. Et cette soirée n&rsquo;était pas un accident : Paris venait d&rsquo;aligner, dans le même tournoi, un 4-0 contre l&rsquo;Atlético Madrid et un 4-0 contre l&rsquo;Inter Miami, avec un seul but encaissé en cinq matches.</p>
<p>Ajoutez-y le contexte : le PSG a remporté la Ligue des champions en 2025 puis à nouveau en 2026, <a href="https://www.eurosport.fr/football/ligue-des-champions/2025-2026/ligue-des-champions-une-finale-irrespirable-remportee-face-a-arsenal-aux-tirs-au-but-1-1-4-3-t.a.b.-et-le-psg-decroche-sa-2e-etoile_sto23304927/story.shtml" target="_blank" rel="noopener">au terme d&rsquo;une finale gagnée aux tirs au but face à Arsenal</a> (1-1, 4-3 t.a.b.) le 30 mai 2026 à Budapest. Pendant ce temps, le Real terminait une saison 2025-2026 sans le moindre trophée, après avoir écarté Xabi Alonso en cours d&rsquo;exercice. Lire aussi : <a href="https://sport-news.fr/psg-champion-d-europe-2025/">le 5-0 de Munich qui a fait basculer l&rsquo;histoire du PSG</a>.</p>
<h2>Que reste-t-il du tout premier Paris &#8211; Real Madrid de 1993 ?</h2>
<p>Une tête. Celle d&rsquo;Antoine Kombouaré, à la 96e minute, le 18 mars 1993 au Parc des Princes. Battu 3-1 au Bernabéu seize jours plus tôt, le PSG de Weah, Ginola et Valdo devait renverser deux buts d&rsquo;écart en quarts de finale de Coupe UEFA. Weah marquait à la 33e, Ginola à la 81e, Valdo à la 89e. Zamorano égalisait dans les arrêts de jeu et renvoyait tout le monde en prolongation.</p>
<p>Kombouaré, défenseur, monté sur un corner, offrait alors la qualification aux Parisiens (4-1, 5-4 au cumulé). Trente-trois ans plus tard, ce match reste la matrice du duel : Paris n&rsquo;a jamais eu peur du Real. Il a simplement mis trois décennies à en faire une habitude.</p>
<h2>Y aura-t-il un Paris vs Real Madrid en 2026-2027 ?</h2>
<p>Pas avant les phases finales. Le tirage au sort de la Ligue des champions 2026-2027, effectué le 27 août 2026, n&rsquo;a pas apparié les deux clubs. Le PSG affronte notamment le FC Barcelone, l&rsquo;AS Roma, Manchester City, Aston Villa, Villarreal, Galatasaray, le Slovan Bratislava et Côme. Le Real Madrid de José Mourinho, lui, n&rsquo;a hérité d&rsquo;aucun club français : Inter Milan, Arsenal, RB Leipzig, PSV, l&rsquo;AS Roma, l&rsquo;AEK Athènes, le Shakhtar Donetsk et le LASK.</p>
<p>Un Paris &#8211; Real Madrid reste donc possible à partir des barrages de février 2027, puis en huitièmes, en quarts, en demies ou en finale. Celle-ci se jouera le 5 juin 2027 à l&rsquo;Estadio Metropolitano, à Madrid. Une finale à domicile pour le Real : le scénario a de quoi faire saliver.</p>
<p>Les deux équipes abordent la saison sans la sérénité qu&rsquo;on leur prête. Paris n&rsquo;était que 6e de Ligue 1 après cinq journées, avec 8 points. « Si on parle seulement de résultats, c&rsquo;est un début de saison catastrophique, mais en tant qu&rsquo;entraîneur, on essaie d&rsquo;évaluer ce qui se passe sur le terrain », reconnaissait Luis Enrique le 8 septembre 2026 dans des propos relayés par Maxifoot. Madrid, 4e de Liga avec 15 points après sept journées, sortait quant à lui d&rsquo;une défaite 2-1 dans <a href="https://sport-news.fr/atletico-madrid-real-madrid/">le derby face à l&rsquo;Atlético</a>.</p>
<h2>Quatorze joueurs, deux maillots : la zone grise du duel</h2>
<p>Le chiffre surprend : quatorze footballeurs ont porté successivement les couleurs du PSG et du Real Madrid. Nicolas Anelka, David Beckham, Ángel Di María, Keylor Navas, Sergio Ramos et Kylian Mbappé figurent sur cette liste. Aucune autre paire de clubs européens de ce rang n&rsquo;affiche un tel taux d&rsquo;échange.</p>
<p>Ce va-et-vient explique en partie la tension particulière du duel. Karim Benzema en est le meilleur buteur avec 5 réalisations, toutes inscrites contre Paris entre 2019 et 2022 — dont un triplé au Bernabéu qui avait éliminé le PSG alors qu&rsquo;il menait au score. Le football a de la mémoire, mais il aime aussi les revanches.</p>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>11 confrontations officielles, 4 victoires parisiennes, 2 nuls, 5 victoires madrilènes (18 buts à 15 pour Paris).</li>
<li>En élimination directe, le bilan est à égalité : 2 qualifications chacun.</li>
<li>Le 4-0 de juillet 2025 est le plus large écart jamais enregistré dans ce duel.</li>
<li>Karim Benzema est le meilleur buteur du face-à-face avec 5 buts.</li>
<li>Aucun match n&rsquo;est prévu en 2026-2027 avant les phases à élimination directe.</li>
</ul>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Qui mène au bilan entre Paris et le Real Madrid ?</h3>
<p>Le Real Madrid, de justesse : 5 victoires contre 4 pour le PSG, avec 2 matches nuls sur 11 rencontres officielles. Paris marque cependant davantage (18 buts contre 15).</p>
<h3>Quel est le plus large score d&rsquo;un Paris vs Real Madrid ?</h3>
<p>Le 4-0 du PSG en demi-finale de la Coupe du monde des clubs, le 9 juillet 2025 au MetLife Stadium, avec un doublé de Fabián Ruiz, un but de Dembélé et un de Gonçalo Ramos.</p>
<h3>Quand le PSG peut-il retrouver le Real Madrid ?</h3>
<p>Au plus tôt lors des barrages de Ligue des champions en février 2027, les deux clubs n&rsquo;ayant pas été tirés ensemble en phase de ligue 2026-2027. Un duel en finale, le 5 juin 2027 à Madrid, reste également possible.</p>
<p>Reste une question que personne n&rsquo;ose formuler à voix haute au Bernabéu : et si le vrai héritier du Real Madrid des années 2010 jouait désormais en bleu marine, à deux heures d&rsquo;avion de Chamartín ?</p>
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		<item>
		<title>Christophe Riblon : deux victoires en treize ans, et une seule dont la France se souvient</title>
		<link>https://sport-news.fr/christophe-riblon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 09:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits sportifs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2579</guid>

					<description><![CDATA[<p>Christophe Riblon, deux étapes du Tour de France dont l'Alpe d'Huez 2013 : palmarès, carrière chez AG2R et reconversion de l'ancien grimpeur français.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>Le 18 juillet 2013, à quelques centaines de mètres de la ligne, un coureur français lève les bras dans les lacets de l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez pendant que la foule se referme derrière lui. <strong>Christophe Riblon</strong> est un ancien coureur cycliste français, né le 17 janvier 1981 à Tremblay-en-France, qui a remporté deux étapes du Tour de France en treize saisons professionnelles : Ax 3 Domaines en 2010, puis l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez en 2013. Deux bouquets, pas un de plus. Et pourtant, une place à part dans la mémoire collective du cyclisme français.</p>
<div style="background:#f4f7fb;border-left:4px solid #1a5fb4;padding:16px 20px;margin:28px 0;">
<strong>Ce qu&rsquo;il faut retenir</strong></p>
<ul>
<li>Deux victoires d&rsquo;étape sur le Tour de France : Ax 3 Domaines (2010) et l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez (2013).</li>
<li>Toute sa carrière professionnelle, de 2005 à 2017, sous le seul maillot d&rsquo;AG2R La Mondiale.</li>
<li>Deux médailles d&rsquo;argent mondiales sur piste, une facette largement oubliée de son parcours.</li>
</ul>
</div>
<h2>Qui est Christophe Riblon, le grimpeur de Tremblay-en-France ?</h2>
<p>Christophe Riblon est un pur produit de la banlieue nord de Paris, né le 17 janvier 1981 à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Rien de très alpin, donc, dans son berceau. Il devient pourtant l&rsquo;un des grimpeurs les plus offensifs de sa génération.</p>
<p>Sa carrière tient en une seule adresse. De 2005 à 2017, il court sous les couleurs d&rsquo;AG2R La Mondiale, sans jamais changer d&rsquo;équipe. Treize saisons chez le même employeur : dans un peloton professionnel où les contrats se renégocient tous les deux ans, la fidélité relève presque de l&rsquo;anomalie.</p>
<p>Son registre, c&rsquo;est l&rsquo;échappée longue et la montagne. Pas le sprint, pas le chrono. Un coureur de tempérament, capable de passer une journée entière devant, parfois pour rien — et une fois, pour l&rsquo;essentiel.</p>
<h2>Pourquoi la victoire de Christophe Riblon à l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez reste-t-elle un sommet ?</h2>
<p>Parce qu&rsquo;elle réunit, en une heure de course, tout ce qu&rsquo;un Tour de France peut produire de plus spectaculaire. La 18<sup>e</sup> étape de l&rsquo;édition 2013 — la centième — franchit l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez deux fois dans la même journée, via le col de Sarenne. Un scénario inédit.</p>
<p>Dans la seconde ascension, l&rsquo;Américain Tejay van Garderen part seul et semble intouchable. Riblon revient. Le dépasse. Et finit avec près d&rsquo;une minute d&rsquo;avance. Ce sera la <strong>seule victoire française</strong> de ce centième Tour, ce qui, au fond, explique l&rsquo;ampleur de l&#8217;emballement médiatique qui a suivi.</p>
<p>Deux ans plus tard, il décrivait la scène à franceinfo avec des mots de spectateur plus que de coureur : « J&rsquo;ai cette vision du public qui devant nous et qui s&rsquo;écarte au dernier moment. » Et cette phrase, presque enfantine : « Dans cinquante ou cent ans, dans les livres d&rsquo;histoire du Tour il y aura Riblon écrit. » (franceinfo, 25 juillet 2015)</p>
<p>Le jury lui décerne également le Prix de la combativité du Tour de France 2013, récompensant l&rsquo;ensemble de sa quinzaine. Une distinction qui dit bien la nature du coureur : plus attaquant que comptable.</p>
<h2>Que vaut vraiment le palmarès de Christophe Riblon ?</h2>
<p>Il est court en nombre, mais dense en altitude. Cinq victoires professionnelles répertoriées, dont deux sur la plus grande course du monde — un ratio que beaucoup de coureurs plus prolifiques n&rsquo;atteindront jamais.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0;">
<thead>
<tr style="background:#1a5fb4;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;">Année</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Victoire</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Remarque</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">2007</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Grand Prix de la Somme</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Première victoire pro</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">2010</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Boucles du Sud Ardèche</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Terrain accidenté</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">2010</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Tour de France, 14<sup>e</sup> étape</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Arrivée à Ax 3 Domaines</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">2013</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Tour de Pologne, 2<sup>e</sup> étape</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">3<sup>e</sup> du général final</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">2013</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Tour de France, 18<sup>e</sup> étape</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">L&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez + Prix de la combativité</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Sur le classement général, en revanche, il n&rsquo;a jamais visé le podium. Huit participations au Tour de France entre 2008 et 2015, avec une meilleure place d&rsquo;ensemble en 2010 : 28<sup>e</sup>, selon les données de Wikipédia. Le chiffre paraît modeste. Il l&rsquo;est. Mais il raconte un choix assumé — chasser l&rsquo;étape plutôt que grappiller des minutes.</p>
<p>Ce profil de baroudeur-grimpeur le rapproche d&rsquo;autres figures françaises de la même décennie, à commencer par <a href="https://sport-news.fr/sylvain-chavanel/">Sylvain Chavanel</a>, autre spécialiste des longues offensives, ou du Belge <a href="https://sport-news.fr/philippe-gilbert/">Philippe Gilbert</a> sur un registre plus classique.</p>
<h2>Et sur la piste ? Deux médailles mondiales largement oubliées</h2>
<p>C&rsquo;est la donnée qui surprend presque tout le monde : Christophe Riblon a été deux fois vice-champion du monde sur piste. Argent en course aux points en 2008, puis argent en américaine en 2010, associé à Morgan Kneisky.</p>
<p>Il dispute aussi les Jeux olympiques de Pékin en 2008. Autrement dit, le grimpeur de l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez a d&rsquo;abord construit sa caisse sur un anneau en bois, loin des lacets alpins. Deux mondes, un même moteur.</p>
<h2>Que fait Christophe Riblon aujourd&rsquo;hui ?</h2>
<p>Il est passé de l&rsquo;autre côté de la caméra et du volant. Faute de contrat pour 2018, Christophe Riblon met un terme à sa carrière de coureur fin 2017, à 36 ans, puis devient consultant cyclisme pour la chaîne L&rsquo;Équipe.</p>
<p>En parallèle, il se forme à l&rsquo;encadrement sportif — diplôme DEJEPS à la clé — et rejoint l&rsquo;encadrement du VC Rouen 76, club de Division Nationale 1, comme directeur sportif adjoint.</p>
<p>Sa parole, elle, reste écoutée. Interrogé par Cyclism&rsquo;Actu le 23 juillet 2026, il s&rsquo;enflammait pour la nouvelle génération française : « On a avec Paul Seixas un Pogacar Français ! », avant d&rsquo;ajouter, lucide sur sa propre place : « Je n&rsquo;ai rien à lui conseiller. Il a un talent incroyable, bien supérieur au mien. » Une humilité qui, chez lui, n&rsquo;a jamais eu l&rsquo;air d&rsquo;une posture.</p>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>Christophe Riblon, né le 17 janvier 1981 à Tremblay-en-France, a couru toute sa carrière pro chez AG2R La Mondiale (2005-2017).</li>
<li>Deux victoires d&rsquo;étape sur le Tour de France : Ax 3 Domaines en 2010, l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez le 18 juillet 2013.</li>
<li>Sa victoire de 2013 fut l&rsquo;unique succès français du centième Tour de France.</li>
<li>Vice-champion du monde sur piste en 2008 (course aux points) et 2010 (américaine), olympien à Pékin.</li>
<li>Aujourd&rsquo;hui consultant pour la chaîne L&rsquo;Équipe et directeur sportif adjoint au VC Rouen 76.</li>
</ul>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Combien d&rsquo;étapes du Tour de France Christophe Riblon a-t-il gagnées ?</h3>
<p>Deux. La 14<sup>e</sup> étape de l&rsquo;édition 2010, avec une arrivée au sommet d&rsquo;Ax 3 Domaines dans les Pyrénées, et la 18<sup>e</sup> étape de l&rsquo;édition 2013 à l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez.</p>
<h3>Qui Christophe Riblon a-t-il battu à l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez en 2013 ?</h3>
<p>L&rsquo;Américain Tejay van Garderen, parti seul dans la seconde ascension de l&rsquo;Alpe. Riblon est revenu sur lui dans les derniers kilomètres et l&rsquo;a devancé d&rsquo;environ une minute sur la ligne.</p>
<h3>Christophe Riblon a-t-il changé d&rsquo;équipe durant sa carrière ?</h3>
<p>Non. C&rsquo;est l&rsquo;une des particularités de son parcours : il a porté le maillot d&rsquo;AG2R La Mondiale de 2005 à 2017, sans jamais courir pour une autre formation professionnelle.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Philippe Gilbert : quatre Monuments, un manque, et une vie d&#8217;après plus chargée que le vélo</title>
		<link>https://sport-news.fr/philippe-gilbert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2026 09:20:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits sportifs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2576</guid>

					<description><![CDATA[<p>Philippe Gilbert a gagné quatre des cinq Monuments, le titre mondial 2012 et le triplé ardennais 2011. Palmarès complet et reconversion.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 6 minutes</em></p>
<p>Philippe Gilbert a remporté cinq Monuments, un titre de champion du monde et quelque quatre-vingts victoires en vingt saisons professionnelles, sans jamais gagner Milan-San Remo. Le Belge, né le 5 juillet 1982 à Verviers, reste à ce jour l&rsquo;un des cinq coureurs de l&rsquo;histoire à avoir gagné au moins quatre des cinq Monuments. Et pourtant, la ligne manquante à son palmarès l&rsquo;obsède moins, aujourd&rsquo;hui, que son emploi du temps de retraité.</p>
<div style="background:#f4f6f8;border-left:4px solid #0b5fa5;padding:18px 22px;margin:28px 0;">
<h3 style="margin-top:0;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h3>
<ul>
<li>Quatre Monuments différents remportés : Lombardie (2009, 2010), Liège-Bastogne-Liège (2011), Tour des Flandres (2017), Paris-Roubaix (2019).</li>
<li>Champion du monde sur route en 2012 à Valkenburg, sur le Cauberg, la bosse qui l&rsquo;avait déjà sacré à l&rsquo;Amstel.</li>
<li>Consultant Eurosport depuis février 2023, organisateur de courses, et une FTP tombée de 400 à moins de 300 watts.</li>
</ul>
</div>
<h2>Quel est le palmarès de Philippe Gilbert ?</h2>
<p>Le palmarès de Philippe Gilbert tient en une poignée de chiffres qui résument mal la manière. Vingt saisons chez les professionnels, de 2003 à 2022. Environ quatre-vingts victoires. Onze étapes de grands tours : une sur le Tour de France en 2011, trois sur le Giro, sept sur la Vuelta. Un maillot arc-en-ciel. Et cinq succès sur quatre Monuments différents.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0;">
<thead>
<tr style="background:#0b5fa5;color:#fff;">
<th style="padding:10px;border:1px solid #ccc;text-align:left;">Course</th>
<th style="padding:10px;border:1px solid #ccc;text-align:left;">Années</th>
<th style="padding:10px;border:1px solid #ccc;text-align:left;">Statut</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Tour de Lombardie</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2009, 2010</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Monument</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Liège-Bastogne-Liège</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2011</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Monument</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Tour des Flandres</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2017</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Monument</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Paris-Roubaix</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2019</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Monument</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Championnat du monde sur route</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2012</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Titre mondial</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Amstel Gold Race</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2010, 2011, 2014, 2017</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Classique World Tour</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Flèche Wallonne</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">2011</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ccc;">Classique World Tour</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ses employeurs racontent aussi une trajectoire. La Française des Jeux d&rsquo;abord, de 2003 à 2008, où il apprend le métier dans une équipe française. Puis Silence-Lotto et Omega Pharma-Lotto, de 2009 à 2011, ses trois saisons de démesure. BMC Racing ensuite, de 2012 à 2016, avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules. Quick-Step de 2017 à 2019, la deuxième jeunesse. Lotto-Soudal enfin, pour boucler la boucle jusqu&rsquo;en 2022.</p>
<h2>Comment Philippe Gilbert a-t-il dominé le printemps 2011 ?</h2>
<p>En avril 2011, Philippe Gilbert a gagné quatre courses en dix jours. La Flèche brabançonne, l&rsquo;Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège. Dans l&rsquo;ordre. Sans jamais laisser à un rival le temps de comprendre ce qui se passait.</p>
<p>Le triplé ardennais — Amstel, Flèche, Liège la même année — n&rsquo;avait été réussi qu&rsquo;une seule fois avant lui, par Davide Rebellin en 2004. À Liège, il règle les frères Schleck au sprint, ce qui n&rsquo;était pas exactement le scénario écrit d&rsquo;avance. Sur l&rsquo;ensemble de la saison, il compte dix-huit victoires, plus que n&rsquo;importe quel coureur du peloton professionnel cette année-là, et termine numéro un du classement UCI World Tour.</p>
<p>C&rsquo;est aussi en 2011 qu&rsquo;il remporte la première étape du Tour de France, au Mont des Alouettes, et endosse le maillot jaune. Un coureur de classiques en jaune : la scène a quelque chose d&rsquo;incongru, et elle dit assez bien le registre très large dont il disposait à ce moment-là. Ceux qui s&rsquo;intéressent à la mécanique de ces <a href="https://sport-news.fr/courses-mythiques-du-cyclisme/">grandes courses mythiques du cyclisme</a> savent que peu de profils peuvent basculer d&rsquo;une bosse ardennaise à un sprint en côte sur le Tour.</p>
<h2>Pourquoi Milan-San Remo a-t-elle échappé à Philippe Gilbert ?</h2>
<p>Philippe Gilbert n&rsquo;a jamais gagné Milan-San Remo, et il s&rsquo;en est approché deux fois : troisième en 2008, troisième à nouveau en 2011. La Primavera est la plus longue des classiques, près de trois cents kilomètres, et la plus cruelle pour les puncheurs. Tout se joue sur le Poggio, puis sur deux kilomètres de descente et une ligne droite qui favorise les sprinteurs survivants.</p>
<p>Le paradoxe est savoureux. L&rsquo;homme qui gagnait sur les murs les plus raides du calendrier a buté sur la bosse la plus douce. Au fond, San Remo demande moins de puissance que de patience, et ce n&rsquo;était pas tout à fait son terrain de jeu mental.</p>
<p>Le reste, il l&rsquo;a pris. Le Tour des Flandres 2017 avec une échappée solitaire de cinquante-cinq kilomètres, un numéro qui reste dans les mémoires du cyclisme flandrien. Puis Paris-Roubaix en 2019, réglé au sprint sur la piste du vélodrome devant l&rsquo;Allemand <a href="https://sport-news.fr/nils-politt/">Nils Politt</a>, qui découvrait ce jour-là ce que coûte un finish à deux face à un ancien champion du monde.</p>
<h2>Que fait Philippe Gilbert depuis sa retraite ?</h2>
<p>Depuis février 2023, Philippe Gilbert est consultant pour Eurosport, où il commente les classiques et participe à l&rsquo;émission « Les Rois de la Pédale ». Il a disputé sa dernière course à Paris-Tours en octobre 2022, terminant vingt-septième, sans cérémonie particulière.</p>
<p>La suite ressemble peu à une retraite. Il organise depuis 2017 une course juniors qui porte son nom, a passé son examen UCI, gère la sécurité, cherche des sponsors, sélectionne les équipes. Il a également lancé la Philippe Gilbert Cauberg Classic, clin d&rsquo;œil à la bosse néerlandaise où il a tout gagné. Et il tient un magasin de vélos.</p>
<p>« Mon agenda est plus rempli que lorsque j&rsquo;étais coureur, j&rsquo;ai moins de temps libre », confiait-il à <a href="https://www.dhnet.be/sports/cyclisme/classiques/2026/04/25/consultant-tele-egerie-publicitaire-et-papa-philippe-gilbert-se-confie-sur-sa-nouvelle-vie-mon-agenda-est-plus-rempli-que-quand-jetais-coureur-ECKDTZ5FY5CC3GFEYTINUFAHYI/">La Dernière Heure</a> en avril 2026. Dans le même entretien, il livre un chiffre que peu d&rsquo;anciens champions acceptent de donner : « J&rsquo;ai perdu 90 % de mon niveau pro, ma FTP est passée de plus de 400 watts à moins de 300 watts. » Quatre ans après l&rsquo;arrêt, le moteur a fondu de plus d&rsquo;un quart.</p>
<p>Son atelier, lui, reste connecté au très haut niveau. « On a la chance d&rsquo;avoir une vingtaine de coureurs pros qui viennent régulièrement régler leur vélo, dont Tadej Pogacar », explique-t-il. Le champion belge répare désormais les machines de ceux qui ont pris sa place. Ce qui l&rsquo;intéresse vraiment, dit-il, c&rsquo;est ailleurs : « Ce que j&rsquo;aime surtout, c&rsquo;est d&rsquo;expliquer le cyclisme. Pour nous, tout est logique, mais en réalité, ce sport ne l&rsquo;est pas du tout. »</p>
<h2>Quelle place Philippe Gilbert occupe-t-il dans l&rsquo;histoire du cyclisme belge ?</h2>
<p>Philippe Gilbert appartient au club très restreint des coureurs ayant gagné au moins quatre Monuments différents. Rik Van Looy, Eddy Merckx et Roger De Vlaeminck les ont toutes remportées. Sean Kelly s&rsquo;est arrêté à quatre, comme lui, faute d&rsquo;un Tour des Flandres. Autant dire des époques où le calendrier se courait autrement, et où l&rsquo;on ne préparait pas une saison entière pour trois dimanches d&rsquo;avril.</p>
<p>Sa longévité mérite aussi d&rsquo;être notée : vingt saisons, avec un pic à vingt-huit ans et un Paris-Roubaix gagné à trente-six. Cette capacité à durer, et à se réinventer à mi-carrière, rappelle celle d&rsquo;un <a href="https://sport-news.fr/sylvain-chavanel/">Sylvain Chavanel</a>, autre baroudeur de sa génération, même si les deux hommes n&rsquo;ont pas rempli les mêmes armoires.</p>
<h3>Foire aux questions</h3>
<p><strong>Combien de Monuments Philippe Gilbert a-t-il gagnés ?</strong><br />
Cinq victoires sur quatre Monuments différents : le Tour de Lombardie en 2009 et 2010, Liège-Bastogne-Liège en 2011, le Tour des Flandres en 2017 et Paris-Roubaix en 2019. Seule Milan-San Remo manque à sa collection.</p>
<p><strong>Quand Philippe Gilbert a-t-il été champion du monde ?</strong><br />
En 2012, à Valkenburg aux Pays-Bas. Il s&rsquo;impose après une accélération dans la dernière ascension du Cauberg, la même bosse où il avait gagné l&rsquo;Amstel Gold Race deux ans plus tôt.</p>
<p><strong>Quel âge a Philippe Gilbert et que fait-il aujourd&rsquo;hui ?</strong><br />
Né le 5 juillet 1982, il a 44 ans. Il est consultant cyclisme pour Eurosport depuis février 2023, organise deux courses à son nom et gère un magasin de vélos fréquenté par des professionnels.</p>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>Vingt saisons professionnelles (2003-2022) et environ quatre-vingts victoires.</li>
<li>Quatre Monuments différents, un record que seuls quatre autres coureurs partagent.</li>
<li>Le printemps 2011 reste sa signature : quatre classiques en dix jours, dix-huit victoires sur la saison, numéro un mondial.</li>
<li>Milan-San Remo, deux fois troisième, demeure l&rsquo;unique case vide.</li>
<li>Reconversion à plein temps : Eurosport, organisation de courses, magasin de vélos.</li>
</ul>
<p>Reste une question que le palmarès ne tranche pas. Un coureur se juge-t-il à ce qu&rsquo;il a gagné, ou à la seule course qui lui a résisté ? Philippe Gilbert, lui, a déjà répondu : il commente désormais la Primavera chaque mois de mars, micro en main, et personne ne l&rsquo;a jamais entendu s&rsquo;en plaindre.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mali vs Sénégal : anatomie d’un duel qui a changé de maître</title>
		<link>https://sport-news.fr/mali-vs-senegal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:28:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Football]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2573</guid>

					<description><![CDATA[<p>Temps de lecture estimé : 5 minutes Un ballon mal capté, et vingt-huit ans d’histoire qui se referment d’un coup. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>Un ballon mal capté, et vingt-huit ans d’histoire qui se referment d’un coup. Le 9 janvier 2026, au Grand Stade de Tanger, <strong>Mali vs Sénégal</strong> s’est joué sur une sortie ratée du gardien Djigui Diarra : 1-0, Iliman Ndiaye, 27<sup>e</sup> minute. Le bilan global, lui, reste serré — 41 rencontres, 16 succès sénégalais, 10 maliens, 15 nuls. La réalité récente l’est beaucoup moins : les Aigles n’ont plus battu les Lions dans un match officiel depuis décembre 1997.</p>
<div style="background:#f4f7f9;border-left:4px solid #1b7a43;padding:18px 22px;margin:28px 0;">
<h3 style="margin-top:0;">Ce qu’il faut retenir</h3>
<ul>
<li>Le dernier <strong>Mali vs Sénégal</strong> s’est soldé par une victoire sénégalaise 1-0, le 9 janvier 2026, en quart de finale de la CAN.</li>
<li>Sur l’ensemble de l’histoire, le Sénégal mène 16 victoires à 10, avec 15 matchs nuls.</li>
<li>Les deux sélections ne se croiseront pas lors des éliminatoires de la CAN 2027 : elles ont été tirées dans des groupes différents.</li>
</ul>
</div>
<h2>Quel est le bilan complet du Mali vs Sénégal ?</h2>
<p>Le Sénégal mène 16 victoires à 10, avec 15 matchs nuls sur 41 confrontations, et un écart de buts de 55 à 43 selon les archives compilées par <a href="https://wiwsport.com/2026/01/06/can-2025-senegal-vs-mali-historique-des-rencontres-avant-le-quart-de-finale/" target="_blank" rel="noopener">Wiwsport</a>. Un avantage net, mais pas écrasant.</p>
<p>Douze buts d’écart en soixante-trois ans de rivalité, c’est peu. Surtout entre une sélection classée 18<sup>e</sup> mondiale et une autre pointée autour de la 54<sup>e</sup> place au <a href="https://sport-news.fr/classement-mondial-fifa/">classement mondial FIFA</a>. Le rapport de force sur le papier ne se retrouve pas dans les chiffres du terrain.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0;">
<thead>
<tr style="background:#1b7a43;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;">Indicateur</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Mali</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;">Sénégal</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Victoires</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">10</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">16</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Matchs nuls</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;" colspan="2">15</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Buts marqués</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">43</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">55</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Dernière victoire officielle</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">7 décembre 1997 (Banjul, 1-0)</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">9 janvier 2026 (Tanger, 1-0)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">Classement FIFA (juillet 2026)</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">54<sup>e</sup></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #ddd;">18<sup>e</sup></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>41 duels recensés, dont 15 nuls : plus d’un Mali &#8211; Sénégal sur trois s’achève sans vainqueur.</li>
<li>12 buts séparent les deux sélections sur l’ensemble de la série.</li>
<li>Une seule rencontre en phase finale de CAN avant 2026 : un 1-1 en février 2004, Dramane Traoré puis Habib Bèye.</li>
</ul>
<p>Un détail que les statistiques effacent : la toute première opposition, le 24 février 1963 à Kumasi, en demi-finale de la Coupe Kwame Nkrumah, avait tourné à l’avantage du Mali (3-1), Yatma Diouck sauvant l’honneur sénégalais. Trois ans plus tôt, les deux pays formaient encore une seule fédération, dissoute en août 1960 avec l’éclatement de la Fédération du Mali. La rivalité est née d’une séparation politique, pas d’un fait de jeu.</p>
<h2>Que s’est-il passé lors du dernier Mali vs Sénégal à Tanger ?</h2>
<p>Le Sénégal s’est imposé 1-0 le 9 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger, en ouverture des quarts de finale de la CAN 2025 disputée au Maroc. Iliman Ndiaye a marqué à la 27<sup>e</sup> minute après une combinaison avec Krépin Diatta, sur un centre que Djigui Diarra a laissé filer.</p>
<p>Le scénario a basculé juste avant la pause. Yves Bissouma, averti une seconde fois, quittait le terrain à la 45<sup>e</sup>+3. Le Mali a passé toute la seconde période à dix.</p>
<p>Et pourtant, le score n’a plus bougé. Diarra s’est racheté devant Ciss (76<sup>e</sup>) puis Lamine Camara (90<sup>e</sup>+1), les Aigles ont tenu leur bloc, et les hommes de Pape Thiaw ont géré plus qu’ils n’ont dominé. La <a href="https://www.cafonline.com/fr/can2025/infos/senegal-mali-un-choc-entre-voisins-pour-une-place-en-demi-finale/" target="_blank" rel="noopener">CAF</a> présentait l’affiche comme un choc entre voisins ; ce fut surtout un match de contrôle.</p>
<p>C’était aussi une première : jamais un Mali &#8211; Sénégal ne s’était joué en élimination directe dans une phase finale de Coupe d’Afrique. Le précédent de 2004 n’était qu’un match de poule.</p>
<h2>Pourquoi le Mali ne gagne-t-il plus face au Sénégal ?</h2>
<p>Parce que la dernière victoire malienne officielle remonte au 7 décembre 1997, à Banjul (1-0), selon le décompte établi par <a href="https://dsports.sn/senegal-mali-une-rivalite-nee-en-63-les-lions-invaincus-depuis-97/" target="_blank" rel="noopener">DSports</a>. Entre-temps, onze rencontres se sont enchaînées sans le moindre revers sénégalais — six victoires, cinq nuls — avant même le quart de finale de Tanger.</p>
<p>Les archives divergent sur un point : certaines bases créditent le Mali d’un succès 3-2 lors d’un match amical disputé à Colombes en novembre 2007. L’information n’est pas recoupée par l’ensemble des sources, et elle ne change rien au fond du problème.</p>
<p>Ce fond, au juste, tient en trois éléments.</p>
<ul>
<li><strong>Un vivier qui s’est décalé.</strong> Le Sénégal aligne depuis dix ans des cadres installés dans les cinq grands championnats européens, quand le Mali forme encore beaucoup et vend tôt.</li>
<li><strong>Une continuité de projet.</strong> Titré en 2021 et présent à trois Coupes du monde, dont l’édition 2026, le Sénégal a capitalisé ; le Mali a changé plusieurs fois de cap.</li>
<li><strong>Un plafond de verre mental.</strong> Vingt-huit ans sans succès, cela pèse sur un vestiaire — les Aigles jouent ces matchs en réaction, rarement en initiative.</li>
</ul>
<p>La séquence 2025-2026 illustre le décalage. Le Sénégal s’est qualifié pour le Mondial nord-américain puis pour les seizièmes de finale ; le Mali a terminé troisième du groupe I des éliminatoires, à un point de Madagascar, éliminé alors qu’il produisait l’un des football les plus séduisants de la zone. Le même schéma que face à d’autres voisins, d’ailleurs : le duel <a href="https://sport-news.fr/mali-cote-d-ivoire/">Mali &#8211; Côte d’Ivoire</a> raconte exactement la même frustration.</p>
<h2>Mali vs Sénégal : quand aura lieu la prochaine confrontation ?</h2>
<p>Aucune date n’est fixée à ce jour. Le tirage des éliminatoires de la CAN 2027, effectué le 19 mai 2026 au Caire, a placé les deux sélections dans des poules distinctes : le Mali dans le groupe K avec le Cap-Vert, le Rwanda et le Liberia, le Sénégal dans le groupe J avec le Mozambique, le Soudan et l’Éthiopie.</p>
<p>Tous deux têtes de série, ils devraient logiquement rejoindre la phase finale organisée par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, du 19 juin au 17 juillet 2027. Un nouveau <strong>Mali vs Sénégal</strong> passera donc soit par un tirage favorable en juin 2027, soit par un amical de préparation.</p>
<p>Restera alors une question simple, presque gênante pour les Aigles : combien de temps une génération peut-elle porter la dette d’une autre ? Tanger n’a pas seulement coûté une demi-finale au Mali. Il a prolongé une phrase commencée en 1997, et personne, pour l’instant, ne sait comment la finir.</p>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Qui a gagné le dernier Mali vs Sénégal ?</h3>
<p>Le Sénégal, 1-0, le 9 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger, en quart de finale de la CAN 2025. Unique buteur : Iliman Ndiaye, à la 27<sup>e</sup> minute.</p>
<h3>Combien de fois le Mali a-t-il battu le Sénégal ?</h3>
<p>Dix fois sur 41 confrontations recensées. La dernière victoire officielle date du 7 décembre 1997, à Banjul (1-0).</p>
<h3>Le Mali et le Sénégal sont-ils qualifiés pour la Coupe du monde 2026 ?</h3>
<p>Le Sénégal oui, pour sa quatrième participation. Le Mali non : troisième du groupe I des éliminatoires africains, derrière le Ghana et Madagascar, il a échoué à un point de la deuxième place.</p>
<p>L’article <a href="https://sport-news.fr/mali-vs-senegal/">Mali vs Sénégal : anatomie d’un duel qui a changé de maître</a> est apparu en premier sur <a href="https://sport-news.fr"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Louis Barré : l&#8217;été qui a fait basculer sa carrière, la chute qui l&#8217;a stoppée net</title>
		<link>https://sport-news.fr/louis-barre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 09:22:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits sportifs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2570</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux premières victoires professionnelles en douze jours, puis une fracture du poignet : la saison 2026 de Louis Barré, coureur nantais de Visma-Lease a Bike.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>Cinq kilomètres. C&rsquo;est la distance à laquelle <strong>Louis Barré</strong> a lancé son attaque sur la première étape du Tour d&rsquo;Allemagne, le 20 août 2026, pour aller chercher en solitaire la deuxième victoire professionnelle de sa carrière. La première datait de douze jours plus tôt, sur le Tour de Pologne. Le Nantais de 26 ans, passé cet hiver chez Visma-Lease a Bike, aura donc attendu quatre saisons chez les professionnels pour gagner, puis gagné deux fois en moins de deux semaines. Trois semaines après, une chute à l&rsquo;entraînement lui fracturait le poignet et le privait des Mondiaux de Montréal.</p>
<div style="border-left:4px solid #1a73e8;background:#f5f8ff;padding:16px 20px;margin:30px 0;">
<p><strong>Ce qu&rsquo;il faut retenir</strong></p>
<ul>
<li>Le Nantais a signé ses deux premières victoires pros en août 2026 : la 6<sup>e</sup> étape du Tour de Pologne, puis la 1<sup>re</sup> étape du Tour d&rsquo;Allemagne.</li>
<li>Il a terminé 4<sup>e</sup> du général en Pologne et 2<sup>e</sup> en Allemagne, après avoir porté le maillot de leader deux jours.</li>
<li>Une fracture du poignet, contractée à l&rsquo;entraînement le 10 septembre, l&rsquo;a écarté des GP de Québec et de Montréal ainsi que des Championnats du monde du 27 septembre.</li>
</ul>
</div>
<h2>Qui est Louis Barré, le Nantais de Visma-Lease a Bike ?</h2>
<p>Louis Barré est un coureur cycliste français né le 6 avril 2000 à Nantes, membre de l&rsquo;équipe WorldTour Visma-Lease a Bike depuis janvier 2026. Un gabarit d&rsquo;attaquant : 1,84 m pour 68 kg, le genre de morphologie qui encaisse les bosses sans y laisser sa pointe de vitesse.</p>
<p>Son parcours n&rsquo;a rien d&rsquo;un plan de carrière tracé d&rsquo;avance. Formé à l&rsquo;UC Nantes Atlantique, où il court de 2017 à 2022, il rejoint Arkéa-Samsic la même année et y passe trois saisons. Vient ensuite une année chez Intermarché-Wanty, en 2025. Puis le grand saut.</p>
<p>Car signer chez Visma-Lease a Bike, ce n&rsquo;est pas seulement changer de maillot. C&rsquo;est entrer dans l&rsquo;une des deux ou trois équipes les plus denses du peloton mondial, celle de Jonas Vingegaard et de Wout van Aert, où la hiérarchie interne est impitoyable. Un coureur sans victoire professionnelle y a peu de marge pour se tromper.</p>
<h2>Comment Louis Barré a-t-il décroché ses premières victoires professionnelles ?</h2>
<p>Louis Barré a gagné pour la première fois le 8 août 2026, sur la 6<sup>e</sup> étape du Tour de Pologne, une épreuve WorldTour. Le succès ne sort pas de nulle part : il avait déjà pris la 5<sup>e</sup> place de la 4<sup>e</sup> étape, puis la 3<sup>e</sup> de la 5<sup>e</sup>. Trois jours, trois montées en puissance. Il boucle l&rsquo;épreuve au 4<sup>e</sup> rang du classement général.</p>
<p>Douze jours plus tard, le Tour d&rsquo;Allemagne confirme. Entre Bad Orb et Schwäbisch Hall, il attaque à cinq kilomètres de l&rsquo;arrivée, seul, et tient. Derrière, le peloton des favoris se règle pour la deuxième place : Isaac Del Toro, dauphin du Tour de France, puis Giulio Ciccone. Barré endosse le maillot de leader avec neuf secondes d&rsquo;avance sur le Mexicain, le conserve deux jours, et termine finalement deuxième du général.</p>
<p>Devancer Isaac Del Toro et Marc Hirschi sur une même étape, quand on n&rsquo;avait encore jamais levé les bras chez les professionnels, relève presque de l&rsquo;anomalie statistique. L&rsquo;intéressé, lui, a refusé de jouer la surprise : il a expliqué à la presse nantaise qu&rsquo;il savait que ce travail finirait par payer et qu&rsquo;il s&rsquo;attendait à progresser plus encore que les années précédentes.</p>
<h3>Une saison bâtie sur six mois perdus</h3>
<p>Le détail qui rend ces deux victoires plus étranges encore : le coureur n&rsquo;a quasiment pas couru avant le mois de juin. Une blessure au genou de décembre à début janvier, puis un covid long contracté en février, l&rsquo;ont maintenu à l&rsquo;arrêt jusqu&rsquo;à la fin avril.</p>
<p>« Toutes les deux semaines, j&rsquo;étais malade », racontait-il à <a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/nantes/cyclisme-j-ai-envie-de-jouer-la-gagne-louis-barre-prepare-son-retour-dans-les-pelotons-3384292.html" target="_blank" rel="noopener">France 3 Pays de la Loire</a> le 10 juillet 2026. « Quand j&rsquo;avais l&rsquo;impression que ça allait mieux, je recommençais à m&rsquo;entraîner mais je retombais malade. » Absent du Tour de France, il part alors en stage en altitude à Tignes, début juillet, avec une phrase en guise de programme : « J&rsquo;ai envie de jouer la gagne. »</p>
<p>Six semaines plus tard, il gagnait. Ce décalage entre une préparation hachée et un mois d&rsquo;août plein dit quelque chose de la trajectoire de certains coureurs français : la progression n&rsquo;est pas linéaire, elle s&rsquo;accumule en silence. <a href="https://sport-news.fr/nils-politt/">Nils Politt avait attendu cinq ans</a> pour retrouver le goût d&rsquo;une victoire. Barré, lui, en a attendu quatre.</p>
<h2>Pourquoi Louis Barré est-il forfait pour les Mondiaux de Montréal ?</h2>
<p>Louis Barré est forfait pour les Championnats du monde sur route, disputés le 27 septembre 2026 à Montréal, en raison d&rsquo;une fracture au poignet contractée lors d&rsquo;une chute à l&rsquo;entraînement le 10 septembre. Le même diagnostic l&rsquo;a également écarté du Grand Prix de Québec et du Grand Prix de Montréal.</p>
<p>Le sélectionneur des Bleus, Thomas Voeckler, a livré la version brute des faits à <a href="https://www.eurosport.fr/cyclisme/mondiaux-sur-route/2026/mondiaux-de-cyclisme-louis-barre-visma-lease-a-bike-victime-dune-fracture-au-poignet-sa-presence-fortement-compromise_sto23336446/story.shtml" target="_blank" rel="noopener">Eurosport</a>, le 11 septembre : « Il s&rsquo;est pris un trou hier à l&rsquo;entraînement et il est touché au poignet. » Un trou dans la chaussée. Pas un accrochage en course, pas une bordure à 60 km/h : un nid-de-poule, sur une sortie ordinaire.</p>
<p>L&rsquo;ironie est cruelle, au fond. Barré arrivait sur le rendez-vous canadien dans la meilleure forme de sa vie, à un moment où sa sélection ne se discutait plus. Voeckler a dû contacter quatre coureurs pour lui trouver un remplaçant.</p>
<h2>Le palmarès et les équipes de Louis Barré</h2>
<p>Le tableau ci-dessous résume les étapes de son parcours professionnel et ses principaux résultats.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:20px 0;">
<thead>
<tr style="background:#f0f0f0;">
<th style="border:1px solid #ddd;padding:10px;text-align:left;">Période</th>
<th style="border:1px solid #ddd;padding:10px;text-align:left;">Équipe</th>
<th style="border:1px solid #ddd;padding:10px;text-align:left;">Faits marquants</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">2017-2022</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">UC Nantes Atlantique</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">Formation junior puis amateur, passage professionnel en 2022</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">2022-2024</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">Arkéa-Samsic</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">Premiers pas dans le peloton pro, Giro 2024 (abandon)</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">2025</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">Intermarché-Wanty</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">Tour de France terminé à la 82<sup>e</sup> place</td>
</tr>
<tr>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">2026</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">Visma-Lease a Bike</td>
<td style="border:1px solid #ddd;padding:10px;">1<sup>re</sup> victoire pro (Tour de Pologne, 6<sup>e</sup> étape), 1<sup>re</sup> étape du Tour d&rsquo;Allemagne, 2<sup>e</sup> du général</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>Quatre saisons professionnelles avant la première victoire, puis deux succès en douze jours.</li>
<li>Un seul Grand Tour terminé à ce jour : le Tour de France 2025, au 82<sup>e</sup> rang.</li>
<li>Neuf secondes : l&rsquo;avance prise sur Isaac Del Toro au soir de sa victoire allemande.</li>
<li>Trois équipes traversées en cinq ans, dont une formation WorldTour de premier plan depuis 2026.</li>
</ul>
<h2>Que peut viser Louis Barré après 2026 ?</h2>
<p>Visma-Lease a Bike le destinait à un rôle de leader sur les classiques italiennes d&rsquo;automne, Tour de Lombardie compris, programmé le 10 octobre 2026. La fracture du poignet rend cette échéance incertaine, et l&rsquo;équipe n&rsquo;a pas communiqué de calendrier de reprise ferme.</p>
<p>L&rsquo;objectif affiché, lui, n&rsquo;a pas bougé : disputer le Tour de France 2027 sous les couleurs de sa formation néerlandaise. Un coureur capable de gagner seul sur un profil accidenté y a une carte à jouer, à condition de trouver sa place dans une équipe construite autour du classement général.</p>
<p>Reste la question qui suit tous les coureurs de ce profil. Combien d&rsquo;années un peloton accorde-t-il à un attaquant avant de le ranger définitivement dans la catégorie des équipiers ? <a href="https://sport-news.fr/sylvain-chavanel/">Sylvain Chavanel a tenu dix-huit Tours de France</a> en cultivant exactement cette liberté-là. Barré vient d&rsquo;en obtenir un premier aperçu, en un mois d&rsquo;août. Il lui reste à prouver qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;une parenthèse.</p>
<h3>Foire aux questions</h3>
<h4>Quel âge a Louis Barré et où est-il né ?</h4>
<p>Il est né le 6 avril 2000 à Nantes, et a donc 26 ans en septembre 2026.</p>
<h4>Louis Barré a-t-il déjà terminé un Grand Tour ?</h4>
<p>Oui, une fois : le Tour de France 2025, qu&rsquo;il a bouclé à la 82<sup>e</sup> place du classement général, sous le maillot d&rsquo;Intermarché-Wanty. Son Giro d&rsquo;Italia 2024 s&rsquo;était soldé par un abandon.</p>
<h4>Louis Barré participera-t-il au Tour de Lombardie 2026 ?</h4>
<p>Rien n&rsquo;est confirmé. Son équipe avait prévu de l&rsquo;aligner comme leader sur les courses italiennes d&rsquo;automne, dont le Tour de Lombardie du 10 octobre, mais sa fracture au poignet du 10 septembre laisse sa participation en suspens.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sylvain Chavanel : 18 Tours de France et un record bâti sans jamais gagner gros</title>
		<link>https://sport-news.fr/sylvain-chavanel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 09:25:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/sylvain-chavanel/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sylvain Chavanel détient le record de participations au Tour de France avec 18 départs. Palmarès, victoires d'étape, titres nationaux et reconversion : le portrait.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 5 minutes</em></p>
<p>Dix-huit fois, <strong>Sylvain Chavanel</strong> a signé la feuille de départ du Tour de France : c&rsquo;est le record absolu de participations, établi entre 2001 et 2018 sans jamais manquer une seule édition. Trois victoires d&rsquo;étape, deux jours en jaune, un prix de la combativité en 2008 puis en 2010. Le coureur de Châtellerault n&rsquo;a jamais fini dans les quinze premiers du général. Il a pourtant marqué la course plus durablement que bien des vainqueurs d&rsquo;étape prolifiques. Le paradoxe tient en un mot : la constance.</p>
<div style="border-left:4px solid #c8102e;background:#f7f7f7;padding:18px 22px;margin:28px 0;">
<h3 style="margin-top:0;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h3>
<ul>
<li><strong>18 participations consécutives</strong> au Tour de France (2001-2018), record toujours en vigueur.</li>
<li><strong>6 titres de champion de France du contre-la-montre</strong>, un record national, plus le titre sur route en 2011.</li>
<li><strong>45 victoires professionnelles</strong> en dix-neuf saisons, dont le Grand Prix de Plouay 2014, son unique succès sur une classique World Tour.</li>
</ul>
</div>
<h2>Pourquoi Sylvain Chavanel détient-il le record du Tour de France ?</h2>
<p>Parce qu&rsquo;il a pris dix-huit départs d&rsquo;affilée, de 2001 à 2018, sans jamais être écarté par une sélection, une blessure au mauvais moment ou un changement d&rsquo;équipe mal négocié. En 2017, il égalait les dix-sept participations de Jens Voigt. Un an plus tard, à 39 ans, il devenait le premier coureur de l&rsquo;histoire à en compter dix-huit.</p>
<p>Ce chiffre dit surtout autre chose. Sur ces dix-huit Tours, Sylvain Chavanel n&rsquo;a abandonné qu&rsquo;une fois, en 2012, lors de la quinzième étape, miné par une bronchite. Il y a eu un retrait d&rsquo;équipe en 2007, quand Cofidis a quitté la course. Le reste du temps, il est allé au bout. Sa meilleure place au classement général reste une dix-huitième position en 2009 — modeste, au fond, pour un coureur longtemps présenté comme le plus grand espoir du cyclisme français.</p>
<p>Le prix à payer n&rsquo;a rien d&rsquo;abstrait. En 2011, une chute dans la cinquième étape lui luxe l&rsquo;épaule droite. Au bord de l&rsquo;abandon deux jours durant, il termine quand même le Tour, à la 61e place, en tentant encore de s&rsquo;échapper. C&rsquo;est cette obstination, plus que ses classements, qui a construit le record.</p>
<h2>Quel est le palmarès de Sylvain Chavanel ?</h2>
<p>Quarante-cinq victoires professionnelles, réparties sur dix-neuf saisons, entre courses par étapes, classiques flandriennes, contre-la-montre et titres nationaux. Le tableau ci-dessous reprend les lignes les plus marquantes.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0;">
<thead>
<tr style="background:#1b1b1b;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Année</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Performance majeure</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Détail</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2008</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">À travers les Flandres + Flèche brabançonne</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Deux succès en solitaire à quatre jours d&rsquo;intervalle</td>
</tr>
<tr style="background:#fafafa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2008</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">19e étape du Tour de France, à Montluçon</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Vélo d&rsquo;or français la même année</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2010</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2e et 7e étapes du Tour de France</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Maillot jaune pendant deux jours, prix de la combativité</td>
</tr>
<tr style="background:#fafafa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2011</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Champion de France sur route</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Boulogne-sur-Mer, 25 km de résistance devant Thomas Voeckler</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2012 et 2013</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Trois Jours de La Panne</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Premier Français inscrit au palmarès de l&rsquo;épreuve</td>
</tr>
<tr style="background:#fafafa;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2014</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Grand Prix de Plouay</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Sa seule victoire sur une classique World Tour</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">2016</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Champion d&rsquo;Europe de poursuite par équipes</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Sur piste, à 37 ans, à Saint-Quentin-en-Yvelines</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h3>À retenir</h3>
<ul>
<li>Trois victoires d&rsquo;étape sur le Tour de France : une en 2008, deux en 2010.</li>
<li>Deux prix de la combativité, en 2008 et en 2010.</li>
<li>Deux titres de champion du monde du contre-la-montre par équipes, avec Omega Pharma-Quick Step, en 2012 et 2013.</li>
<li>Numéro un mondial du classement UCI du 17 au 22 mars 2013, soit cinq jours au sommet du cyclisme mondial.</li>
</ul>
<h2>Comment Sylvain Chavanel est-il devenu six fois champion de France du contre-la-montre ?</h2>
<p>En transformant un exercice ingrat en spécialité personnelle, sur une décennie entière. Ses titres nationaux du chrono tombent en 2005, 2006, 2008, puis 2012, 2013 et 2014. Six sacres : le record français, devant les quatre d&rsquo;Eddy Seigneur — devenu, ironie du calendrier, son directeur sportif. Les trois derniers sont consécutifs, une série que les deux hommes se partagent.</p>
<p>Le plus révélateur reste l&rsquo;édition 2013, à Lannilis : plus de deux minutes d&rsquo;avance sur le deuxième, Jérémy Roy. À ce niveau, un tel écart sur un championnat national relève presque de l&rsquo;anomalie. Deux jours plus tard, il terminait deuxième de la course en ligne derrière Arthur Vichot.</p>
<p>Cette régularité chronométrée explique aussi ses passages en tête de course sur les grands tours. Maillot jaune sur Paris-Nice en 2008 puis en 2009, maillot or du Tour d&rsquo;Espagne pendant une journée en 2008, maillot rouge pendant quatre jours en 2011. Toujours des prises de pouvoir courtes, toujours arrachées à l&rsquo;offensive. « Je suis un attaquant, j&rsquo;ai envie de provoquer, de mettre le bordel dans le peloton », résumait-il dans un entretien à <em>L&rsquo;Humanité</em>. La formule vaut programme.</p>
<p>Ses deux plus belles occasions manquées se situent ailleurs. Au Tour des Flandres 2011, il échoue pour une demi-roue face à Nick Nuyens. À Milan-San Remo 2013, course amputée de plus de cinquante kilomètres à cause de la neige, il passe le Poggio en tête avant d&rsquo;être repris et de finir quatrième. Deux monuments, deux fois si près. Comme <a href="https://sport-news.fr/adam-yates/">Adam Yates, ce leader qui a longtemps choisi l&rsquo;ombre</a>, Chavanel a passé sa carrière à un souffle des plus grands rendez-vous.</p>
<h2>Que fait Sylvain Chavanel depuis la fin de sa carrière ?</h2>
<p>Il a raccroché le 14 octobre 2018, avec une cinquième place au Chrono des Nations, puis il a ouvert plusieurs chapitres en parallèle. Dès l&rsquo;été 2019, il devient consultant pour <em>L&rsquo;Équipe</em> sur le Tour de France, avec une émission quotidienne consacrée à l&rsquo;étape du jour. Le même printemps, il remporte l&rsquo;étape reine du Titan Desert, une course de VTT à travers le Maroc — histoire de vérifier que les jambes suivaient encore.</p>
<p>La bifurcation la plus inattendue date d&rsquo;août 2020 : la presse révèle qu&rsquo;il se lance dans une carrière de driver hippique. En 2021, il devient par ailleurs ambassadeur du Tour de France pour ASO. À sa retraite, il évoquait aussi l&rsquo;idée de monter un jour sa propre équipe professionnelle, basée en Nouvelle-Aquitaine, sa région d&rsquo;origine. Le projet n&rsquo;a pas abouti à ce jour.</p>
<p>Reste l&rsquo;essentiel, qui n&rsquo;a rien d&rsquo;un classement. Chavanel a déclaré sur France 3 être surtout fier d&rsquo;être considéré comme un coureur de panache — celui qui attaque, anime, et rend la course lisible pour ceux qui la regardent depuis le bord de la route. Le cyclisme français continue d&rsquo;en produire, de <a href="https://sport-news.fr/nils-politt/">ces coureurs patients qui attendent leur jour</a> aux offensifs de métier. Peu ont tenu dix-huit ans.</p>
<h2>Sylvain Chavanel, une famille et des racines espagnoles</h2>
<p>Né le 30 juin 1979 à Châtellerault, dans la Vienne, Sylvain Chavanel a grandi au milieu des vélos. Ses quatre frères en ont tous fait : Sébastien, le cadet né en 1981, est passé professionnel en 2003 ; Frédéric, Bertrand et Cyril ont pratiqué en amateur. Leur oncle Michel a présidé le Comité régional de cyclisme du Poitou-Charentes.</p>
<p>Ses arrière-grands-parents venaient de Huesca, en Aragon. Son grand-père est né à Barcelone avant de rejoindre Châtellerault pendant la guerre civile espagnole. « En dépit de mes origines, je connais à peine un mot d&rsquo;espagnol », confiait-il en 2008, après avoir rencontré une cousine à Saragosse lors d&rsquo;un passage de la Vuelta.</p>
<p>Il commence le vélo à huit ans, abandonne pour le football, y revient à douze. Et se souvient d&rsquo;un déclic précis : le jour où il a battu son frère aîné Frédéric chez les cadets, alors que celui-ci était meilleur que lui. Pas si anodin, pour une carrière qui s&rsquo;est ensuite construite sur la répétition plutôt que sur l&rsquo;éclair.</p>
<h3>Foire aux questions</h3>
<p><strong>Quel est le record de participations au Tour de France de Sylvain Chavanel ?</strong><br />
Dix-huit participations consécutives, de 2001 à 2018. Il est le premier coureur de l&rsquo;histoire à atteindre ce total et détient toujours le record.</p>
<p><strong>Combien d&rsquo;étapes du Tour de France Sylvain Chavanel a-t-il gagnées ?</strong><br />
Trois : la 19e étape en 2008 à Montluçon, puis les 2e et 7e étapes en 2010. Ces deux succès de 2010 lui ont permis d&rsquo;endosser le maillot jaune à deux reprises, pour un total de deux jours.</p>
<p><strong>Quel âge a Sylvain Chavanel en 2026 ?</strong><br />
Né le 30 juin 1979, il a 47 ans. Il est retraité du peloton professionnel depuis octobre 2018.</p>
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		<title>Ana Ivanović, tennis : douze semaines au sommet et une carrière basculée à Roland-Garros</title>
		<link>https://sport-news.fr/tennis-ivanovic/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie Lacroix]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 09:18:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Portraits sportifs]]></category>
		<category><![CDATA[Tennis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sport-news.fr/?p=2565</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ana Ivanovic, tennis : Roland-Garros 2008, 12 semaines n°1 mondiale, 15 titres WTA et une retraite a 29 ans. Le portrait d'une carriere fulgurante.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Temps de lecture estimé : 6 minutes</em></p>
<p>Douze semaines. C&rsquo;est tout ce qu&rsquo;Ana Ivanović aura passé au rang de numéro 1 mondiale du tennis, à l&rsquo;été 2008, juste après avoir soulevé la Coupe Suzanne-Lenglen à Roland-Garros. Un seul titre du Grand Chelem, une seule saison au sommet, puis une longue descente. La Serbe avait 20 ans. Elle en aura 29 quand, le 28 décembre 2016, un message Facebook mettra un point final à treize saisons professionnelles. Entre les deux, une des trajectoires les plus commentées du circuit féminin.</p>
<div style="background:#f4f6f8;border-left:4px solid #1a73e8;padding:18px 22px;margin:30px 0;">
<h2 style="margin-top:0;font-size:1.15em;">Ce qu&rsquo;il faut retenir</h2>
<ul>
<li>Un seul titre du Grand Chelem : Roland-Garros 2008, remporté face à Dinara Safina.</li>
<li>12 semaines au rang de numéro 1 mondiale, toutes concentrées sur la saison 2008.</li>
<li>15 titres WTA, 480 victoires sur le circuit et 15 510 787 $ de gains en tournois avant une retraite prise à 29 ans.</li>
</ul>
</div>
<h2>Qui est Ana Ivanović, la joueuse de tennis serbe devenue numéro 1 mondiale ?</h2>
<p>Ana Ivanović est une joueuse de tennis serbe née le 6 novembre 1987 à Belgrade, professionnelle de 2003 à 2016, championne de Roland-Garros 2008 et première Serbe à occuper la première place du classement WTA. Quinze titres WTA en simple, trois finales de Grand Chelem, une retraite à 29 ans : le bilan tient en une ligne, mais il raconte mal l&rsquo;histoire.</p>
<p>Elle appartient à cette génération dorée du tennis serbe qui a émergé au milieu des années 2000, aux côtés de Jelena Janković et de son ami d&rsquo;enfance <strong>Novak Djokovic</strong>. Trois joueurs d&rsquo;un pays de sept millions d&rsquo;habitants, sortis à peu près en même temps, tous trois passés par le sommet du classement mondial. Statistiquement, c&rsquo;est presque une anomalie.</p>
<p>Son jeu ? Une prise de risque permanente. Du haut de ses 1,84 m, Ivanović cherchait à clore l&rsquo;échange en une ou deux frappes, service puissant puis coup droit décroisé. Amélie Mauresmo, qui l&rsquo;affronte dès 2005 alors que la Serbe n&rsquo;a que 17 ans, résume : « elle aime prendre la balle tôt, mettre de la pression et de la lourdeur dans les frappes ». Sa Russe de rivale Nadia Petrova, la même année, note autre chose : « Ivanović mesure une tête de plus que la plupart d&rsquo;entre nous, cela lui donne plus de force au service ». À Roland-Garros, elle a envoyé une première balle à 201 km/h.</p>
<h2>Comment Ivanović a-t-elle appris le tennis dans une piscine vide ?</h2>
<p>Le tennis entre dans la vie d&rsquo;Ana Ivanović par une publicité télévisée. Elle a 4 ans, voit passer le spot d&rsquo;un club de Belgrade, réclame des cours. Son père Miroslav, homme d&rsquo;affaires, lui offre une raquette pour ses 5 ans. Le modèle, c&rsquo;est Monica Seles — une autre gauchère du cru yougoslave, alors au sommet.</p>
<p>Le décor, lui, est beaucoup moins photogénique. Les courts manquent, le pays est en guerre : Ivanović apprend à frapper dans une <strong>piscine olympique vidée de son eau</strong>, reconvertie en salle de fortune. En 1999, pendant les bombardements de l&rsquo;OTAN sur la Serbie, elle se lève avant l&rsquo;aube pour s&rsquo;entraîner : les frappes le matin, les sirènes le reste de la journée.</p>
<p>À 12 ans, la famille bascule. Sa mère Dragana, avocate aux douanes, quitte son emploi pour la suivre sur les tournois. Un an plus tard, un fonds d&rsquo;investissement finance ses frais en échange d&rsquo;un pourcentage futur — un contrat que signeront aussi d&rsquo;autres futures joueuses du top 20. À 16 ans, elle quitte Belgrade pour la Suisse. La même année, elle passe professionnelle.</p>
<h2>Pourquoi Roland-Garros 2008 a-t-il fragilisé Ivanović au lieu de la lancer ?</h2>
<p>Parce que ce titre a transformé une joueuse en promesse permanente. En juin 2008, Ivanović bat Dinara Safina en finale Porte d&rsquo;Auteuil, venge sa défaite de l&rsquo;année précédente contre Justine Henin au même stade, et prend la place de numéro 1 mondiale dans la foulée. À 20 ans, elle est la joueuse de l&rsquo;année pour l&rsquo;Association internationale de la presse sportive.</p>
<p>Puis plus rien. Ou presque. <strong>Après juin 2008, Ana Ivanović n&rsquo;a plus jamais atteint la finale d&rsquo;un tournoi du Grand Chelem</strong> — pas une seule fois en huit saisons. Blessures à répétition, lancer de balle qui déraille au service, entraîneurs qui se succèdent sans jamais réparer la mécanique. En 2009, elle lâche à la presse serbe une phrase rare chez une ancienne numéro 1 : « Il est temps pour moi de prendre un peu de recul. Je veux provisoirement oublier le tennis. »</p>
<p>Son revers à deux mains, point faible identifié très tôt, devient une cible. Son coup droit, que Petrova jugeait en 2007 « de loin le meilleur du circuit », reste une arme — mais une arme qui exige une confiance que la Serbe n&rsquo;a plus. Au fond, la même agressivité qui l&rsquo;avait portée au sommet la rendait incapable de gérer les mauvais jours.</p>
<p>Le sursaut viendra tard : en 2014, elle remporte quatre tournois, se qualifie pour le Masters et termine l&rsquo;année au 5<sup>e</sup> rang mondial. Son quinzième et dernier titre WTA, à Tokyo, date de cette saison-là. En 2015, elle atteint encore une demi-finale à Roland-Garros, battue 7-5, 7-5 par Lucie Šafářová. C&rsquo;était son dernier grand rendez-vous.</p>
<h2>Que vaut le palmarès d&rsquo;Ana Ivanović au tennis ?</h2>
<p>Il est court en Grand Chelem, mais dense sur le circuit. Ivanović a remporté 15 de ses 23 finales WTA et compte 480 victoires en treize saisons professionnelles.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:25px 0;">
<thead>
<tr style="background:#1a73e8;color:#fff;">
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Repère</th>
<th style="padding:10px;text-align:left;border:1px solid #ddd;">Détail</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Titre du Grand Chelem</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Roland-Garros 2008 (face à Dinara Safina)</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Finales de Grand Chelem perdues</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Roland-Garros 2007, Open d&rsquo;Australie 2008</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Semaines n°1 mondiale</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">12, toutes en 2008</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Titres WTA en simple</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">15 (sur 23 finales disputées)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Victoires sur le circuit</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">480 en 13 saisons</td>
</tr>
<tr style="background:#f7f9fb;">
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">Gains en tournois</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #ddd;">15 510 787 $</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>À noter : elle est aussi la première joueuse serbe à avoir gagné un match lors d&rsquo;une finale de Fed Cup, en 2012, en battant Petra Kvitová alors 8<sup>e</sup> mondiale. Son bilan en sélection s&rsquo;établit à 20 victoires pour 9 défaites.</p>
<h2>Combien la carrière d&rsquo;Ivanović lui a-t-elle rapporté ?</h2>
<p>15 510 787 dollars de gains en tournois, selon les chiffres de la WTA. Et pourtant, ce n&rsquo;est pas là qu&rsquo;elle a gagné le plus. Le chiffre qui surprend est ailleurs : en 2010, Ivanović signe avec adidas un « contrat à vie » évalué à <strong>2,5 millions d&rsquo;euros par an</strong> pour le reste de sa carrière sportive. Elle devient alors la plus jeune athlète de l&rsquo;histoire, tous sports confondus, à obtenir un accord de ce type.</p>
<p>Rolex depuis 2008, Yonex pour les raquettes, Shiseido à partir de 2015 : l&rsquo;ancienne numéro 1 a longtemps figuré parmi les sportives les mieux rémunérées de son époque. Elle a d&rsquo;ailleurs critiqué publiquement un système qui valorise autant l&rsquo;image que les résultats — position singulière pour quelqu&rsquo;un qui en a largement bénéficié.</p>
<h2>Que fait Ana Ivanović depuis sa retraite du tennis ?</h2>
<p>Elle s&rsquo;est retirée du circuit, pas de la scène. Deux mois après l&rsquo;annonce de sa retraite, le président serbe Tomislav Nikolić lui remet l&rsquo;ordre de l&rsquo;Étoile de Karageorge, l&rsquo;une des plus hautes distinctions du pays. En 2017, Roland-Garros organise entre les deux demi-finales du tableau féminin une cérémonie d&rsquo;adieu sur le Central.</p>
<p>Ambassadrice nationale de l&rsquo;UNICEF pour la Serbie depuis le 14 septembre 2007, élue Humanitaire de l&rsquo;année par la WTA en 2008, elle poursuit son engagement sur l&rsquo;éducation et la protection de l&rsquo;enfance. Côté vie privée, elle a épousé le footballeur international allemand Bastian Schweinsteiger le 12 juillet 2016 à Venise ; le couple, installé un temps à Chicago, s&rsquo;est séparé en 2025.</p>
<p>Si vous voulez comprendre ce qui faisait la force de son jeu, deux fondamentaux valent le détour : <a href="https://sport-news.fr/2016-03-08-techniques-reussir-coup-droit-tennis/">les techniques pour réussir son coup droit au tennis</a>, son arme maîtresse, et <a href="https://sport-news.fr/break-tennis/">le break au tennis</a>, ce moment de bascule qu&rsquo;elle savait provoquer mieux que personne quand la confiance était là.</p>
<div style="background:#f4f6f8;border-left:4px solid #1a73e8;padding:18px 22px;margin:30px 0;">
<h3 style="margin-top:0;">À retenir</h3>
<ul>
<li>Ana Ivanović a gagné Roland-Garros en 2008 et n&rsquo;a plus jamais atteint une finale de Grand Chelem ensuite.</li>
<li>Ses 12 semaines de règne au classement WTA tiennent toutes dans la seule saison 2008.</li>
<li>Son contrat adidas à vie (2,5 M€/an dès 2010) lui a rapporté davantage, en proportion, que ses gains sur le court.</li>
<li>Elle a appris le tennis dans une piscine olympique vide, en pleine guerre, et s&rsquo;entraînait à l&rsquo;aube pendant les bombardements de 1999.</li>
</ul>
</div>
<h3>Foire aux questions</h3>
<p><strong>Combien de Grands Chelems Ana Ivanović a-t-elle gagnés au tennis ?</strong><br />
Un seul : Roland-Garros, en 2008, face à Dinara Safina. Elle a également disputé deux autres finales majeures, à Roland-Garros en 2007 et à l&rsquo;Open d&rsquo;Australie en 2008, toutes deux perdues.</p>
<p><strong>Pourquoi Ana Ivanović a-t-elle arrêté le tennis à 29 ans ?</strong><br />
Elle a annoncé sa retraite le 28 décembre 2016 sur son compte Facebook, en invoquant des problèmes physiques récurrents — notamment une fracture d&rsquo;un orteil et une blessure au poignet — qui l&#8217;empêchaient de jouer à son meilleur niveau.</p>
<p><strong>Ana Ivanović a-t-elle été numéro 1 mondiale ?</strong><br />
Oui, en 2008, après son titre à Roland-Garros. Elle est restée douze semaines à la première place du classement WTA et fut la première joueuse serbe à y accéder.</p>
<p><em>Sources : <a href="https://www.wtatennis.com/players/230234/ana-ivanovic" target="_blank" rel="noopener">fiche officielle WTA d&rsquo;Ana Ivanovic</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ana_Ivanovi%C4%87" target="_blank" rel="noopener">notice biographique de référence</a>.</em></p>
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