Faute au tennis : toutes les règles qui font perdre le point

Balle de tennis tombée hors de la ligne sur terre battue, exemple de faute au tennis

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Une faute au tennis se joue parfois à deux centimètres de terre battue : balle sortie, service manqué, pied qui mord la ligne, filet effleuré du bout de la raquette — dans tous ces cas, le point est perdu, immédiatement. Pas de sursis, pas de discussion. Le 12 septembre 2009, en demi-finale de l’US Open face à Kim Clijsters, Serena Williams l’a appris de la pire manière : une faute de pied sifflée sur sa deuxième balle, à 5-6, 15-30 dans le second set. Le reste appartient à la légende noire du tennis.

Ce qu’il faut retenir

  • Une faute au tennis fait perdre le point sur-le-champ, sauf au premier service où une seconde balle est accordée.
  • La ligne fait partie du terrain : une balle qui la touche, même d’un millimètre, est bonne.
  • La faute de pied et le double rebond sont les deux fautes les plus contestées du circuit.

Qu’est-ce qu’une faute au tennis exactement ?

Une faute au tennis désigne toute action qui, selon les Règles du jeu de la Fédération internationale (ITF), fait perdre le point à un joueur. Le règlement ne parle pas de « bon » ou de « mauvais » geste : il énumère des situations objectives.

Trois familles se distinguent. Les fautes de service, commises avant même que l’échange ne démarre. Les fautes de limites, quand la balle retombe en dehors du terrain. Et les fautes de jeu, qui surviennent pendant l’échange : double rebond, filet touché, balle qui percute le corps du joueur.

La nuance est capitale. Au service seulement, une première faute n’est pas sanctionnée par la perte du point : le joueur dispose d’une seconde balle. Partout ailleurs, la faute est définitive. Les règles officielles de l’ITF détaillent chacun de ces cas dans les articles 18 à 24.

Quelles sont les fautes au service ?

Le service concentre à lui seul la moitié des fautes au tennis. Une balle de service est fautive dans quatre cas : elle ne franchit pas le filet, elle tombe hors du carré de service adverse, le serveur manque complètement la balle après avoir amorcé son geste, ou il commet une faute de pied.

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Deux fautes consécutives forment une double faute, et le point est perdu sans que l’adversaire ait touché la balle. C’est la statistique la plus cruelle du tennis : un joueur peut céder son engagement, et donc concéder un break, sans que son adversaire ait produit le moindre coup gagnant.

Attention au piège classique : la balle qui touche la bande du filet puis retombe dans le bon carré n’est pas une faute. C’est un « let », et le service est simplement rejoué. En revanche, si cette même balle frôlée par le filet atterrit hors du carré, la faute est bien comptabilisée.

La faute de pied, la plus détestée des fautes au tennis

Prévue par l’article 18 des règles ITF, la faute de pied sanctionne le serveur qui touche la ligne de fond ou l’intérieur du court avant d’avoir frappé la balle. Elle vise aussi celui qui marche, court ou franchit du pied le prolongement imaginaire de la marque centrale ou de la ligne de côté pendant son mouvement.

Elle est rarement appelée. Elle est presque toujours contestée. Sa réputation vient de sa nature même : elle ne dépend pas de la trajectoire de la balle mais d’un détail corporel que le joueur, tourné vers le filet, ne voit jamais lui-même.

L’épisode Serena Williams reste le cas d’école. Sanctionnée d’une faute de pied sur seconde balle, donc d’une double faute, l’Américaine passe de 15-30 à 15-40. Son altercation avec la juge de ligne lui vaut une violation du code — la seconde du match après un bris de raquette. Le règlement impose alors une pénalité de point. Ce point-là était une balle de match. Clijsters s’impose 6-4, 7-5. Un match de Grand Chelem terminé non pas sur un coup droit, mais sur un pied.

Quand une balle est-elle faute sur la ligne ?

Jamais. Une balle qui touche une ligne, même sur une fraction de millimètre, est bonne : la ligne fait partie de la surface de jeu qu’elle délimite. Ce principe simple explique pourquoi les décisions se jouent sur des marges invisibles à l’œil nu.

D’où la montée en puissance de l’arbitrage électronique. Le système Hawk-Eye, généralisé sur dur depuis le milieu des années 2000, revendique une erreur moyenne d’environ 2,2 millimètres selon les données communiquées par son concepteur. En 2025, l’ATP a étendu l’arbitrage électronique en direct à l’ensemble de son circuit, et Wimbledon a supprimé ses juges de ligne pour la première fois de son histoire.

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Roland-Garros fait figure d’exception. Sur terre battue, la marque laissée par la balle reste la preuve reine : l’arbitre descend de sa chaise et va la lire. Une méthode artisanale, contestée elle aussi, mais qui a l’avantage d’être visible de tous.

Quelles fautes au tennis peut-on commettre pendant l’échange ?

L’article 24 des règles ITF liste les situations qui font perdre le point une fois l’échange lancé. Les plus fréquentes :

  • Le double rebond : la balle rebondit deux fois avant d’être frappée.
  • Le filet touché : le joueur, sa raquette ou sa tenue entre en contact avec le filet, les poteaux ou le terrain adverse tant que la balle est en jeu.
  • La balle sur le corps : elle touche le joueur ou son équipement, même involontairement, même sur un vêtement.
  • Le double contact : la balle est frappée deux fois volontairement, ou portée sur le tamis.
  • La volée anticipée : le joueur frappe la balle avant qu’elle n’ait franchi le filet.
  • La gêne délibérée : cri, geste ou mouvement destiné à perturber l’adversaire.

En double, la règle est identique mais s’applique à la paire : si la balle touche l’un des deux partenaires, l’équipe entière perd le point. Le renvoi doit aussi respecter l’ordre de service et de retour établi en début de manche.

Les fautes de temps et de comportement

Depuis 2018, un chronomètre visible impose 25 secondes entre deux points dans les tournois du Grand Chelem. Dépassement au service : avertissement d’abord, puis faute de service. Le joueur perd littéralement une balle pour avoir trop attendu.

Les violations du code — jet de raquette, langage grossier, coaching interdit — suivent une échelle graduée : avertissement, pénalité de point, pénalité de jeu, disqualification. La Fédération française de tennis applique le même barème en compétition nationale.

Tableau récapitulatif des principales fautes au tennis

Type de faute Situation Conséquence
Faute de service Balle au filet ou hors du carré Seconde balle
Double faute Deux services manqués Point perdu
Faute de pied Pied sur la ligne avant la frappe Service compté faux
Balle dehors Rebond hors des lignes Point perdu
Double rebond Balle rebondie deux fois Point perdu
Filet touché Contact avec filet ou poteau Point perdu
Let Service touchant la bande puis bon Service rejoué
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À retenir

  • Seul le premier service offre une seconde chance : toutes les autres fautes sont sanctionnées immédiatement.
  • Le let n’est pas une faute, c’est une remise en jeu.
  • Une balle touchant le joueur, même sur un vêtement, coûte le point.
  • Le chronomètre de 25 secondes fait du retard une faute de service à part entière.

Foire aux questions

Une balle qui touche la ligne est-elle une faute au tennis ?

Non. La ligne appartient au terrain qu’elle délimite. Une balle qui la touche, même partiellement, est bonne — y compris sur les lignes du carré de service.

Que se passe-t-il si le service touche le filet ?

Si la balle retombe dans le bon carré de service, c’est un let : le service est rejoué, sans pénalité et sans limite du nombre de fois. Si elle retombe ailleurs, c’est une faute.

Toucher le filet avec sa raquette est-il toujours une faute au tennis ?

Oui, tant que la balle est en jeu. Une fois le point terminé, le contact n’a plus aucune conséquence. Le geste d’accompagnement qui fait passer la raquette au-dessus du filet est en revanche autorisé, à condition que la balle ait déjà été frappée du bon côté.

Le tennis reste ce sport où l’on perd plus de points qu’on n’en gagne. Les statistiques du circuit le rappellent chaque semaine : l’immense majorité des échanges se termine sur une faute, pas sur un coup gagnant. Apprendre les fautes, au fond, c’est apprendre le jeu à l’envers — par ce qu’il interdit plutôt que par ce qu’il célèbre.

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