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L’équipe de Serbie féminine de handball occupe une place singulière sur l’échiquier mondial : vice-championne du monde en 2013, portée par une génération dorée emmenée par Andrea Lekić, elle traverse depuis une décennie de résultats en dents de scie. Mais derrière les chiffres bruts se cache une sélection en pleine reconstruction, pilotée par l’Espagnol José Ignacio Prades Pons, qui vise rien de moins que l’Euro 2026.
- La Serbie est vice-championne du monde 2013, son plus grand exploit en handball féminin
- Andrea Lekić, élue meilleure handballeuse mondiale en 2013, a pris sa retraite en 2025
- L’équipe dispute actuellement les qualifications pour l’Euro 2026 dans le groupe F (Suède, Allemagne, Slovaquie)
Comment l’équipe de Serbie féminine de handball s’est-elle hissée au sommet mondial ?
Tout commence bien avant l’indépendance serbe. L’héritage yougoslave pèse lourd. La Yougoslavie a dominé le handball européen dans les années 1970-1980, et la Serbie en a recueilli la tradition tactique, la culture du collectif, l’obsession de la défense haute.
Après la dissolution de la Serbie-et-Monténégro en 2006, la sélection féminine a mis sept ans à trouver son identité propre. Le déclic ? Le Mondial 2013, organisé à domicile, à Belgrade. Portée par un public incandescent — plus de 20 000 spectateurs dans la Kombank Arena — la Serbie enchaîne les victoires jusqu’en finale. Seul le Brésil résiste (22-20). L’argent mondial, décroché devant son public, reste le sommet historique de cette équipe.
« Ce soir-là, le handball serbe est entré dans une autre dimension », confiait alors la capitaine Katarina Krpež-Šlezak, toujours présente dans l’effectif actuel à 35 ans passés.
Quelles sont les joueuses phares de l’équipe de Serbie féminine de handball ?
Impossible de parler de la Serbie sans évoquer Andrea Lekić. Demi-centre de génie, élue meilleure joueuse du monde par l’IHF en 2013, elle a incarné le handball serbe pendant quinze ans. Sa retraite internationale en 2025 a laissé un vide immense. Pas seulement technique. Émotionnel.
La relève existe pourtant. Jovana Jovović, arrière gauche de 24 ans, avait fait ses débuts en sélection à seulement 17 ans lors du Mondial 2019 au Japon. Six ans plus tard, elle est devenue le moteur offensif de l’équipe. Dragana Cvijić, pivot expérimentée du FTC Budapest, apporte sa science du jeu intérieur. Sanja Radosavljević, ailière gauche au MKS Lublin, brille en Ligue des champions.
Quant à Jovana Risović, gardienne du RK Krim Mercator, elle s’impose comme l’un des derniers remparts les plus réguliers d’Europe centrale.
| Joueuse | Poste | Club | Rôle clé |
|---|---|---|---|
| Jovana Jovović | Arrière gauche | Debreceni VSC (Hongrie) | Meneuse de jeu offensive |
| Dragana Cvijić | Pivot | FTC Budapest (Hongrie) | Référence au poste depuis 2013 |
| Katarina Krpež-Šlezak | Ailière droite | CSM Corona Brasov (Roumanie) | Capitaine, vétérane |
| Jovana Risović | Gardienne | RK Krim Mercator (Slovénie) | Titulaire indiscutable |
| Sanja Radosavljević | Ailière gauche | MKS Lublin (Pologne) | Vitesse et contre-attaque |
Quel bilan pour la Serbie au Mondial 2025 et quelles perspectives pour l’Euro 2026 ?
Le Mondial 2025, coorganisé par l’Allemagne et les Pays-Bas, a livré un verdict contrasté. En phase préliminaire, la Serbie domine l’Uruguay (31-19) et arrache une victoire d’un souffle face à l’Islande (27-26), avant de s’incliner nettement devant l’Allemagne (20-31).
Au tour principal, la sélection de Prades surprend l’Espagne (31-29). Puis c’est le coup d’arrêt. Match nul frustrant contre les Îles Féroé (31-31), suivi d’une déroute face au Monténégro (17-33). Un écart de 16 buts qui dit tout de l’irrégularité chronique de cette équipe.
Cap désormais sur les qualifications pour l’Euro 2026. La Serbie est tombée dans le groupe F, aux côtés de la Suède, de l’Allemagne et de la Slovaquie. Un tirage exigeant. Les deux premières places qualificatives semblent promises aux Scandinaves et aux Allemandes, mais les quatre meilleurs troisièmes passent aussi. La Serbie a les armes pour s’y glisser.
L’Euro 2026, prévu du 3 au 20 décembre, sera coorganisé par cinq pays : Pologne, Roumanie, Tchéquie, Slovaquie et Turquie. Un format inédit qui promet une compétition spectaculaire.
Pourquoi l’équipe de Serbie féminine de handball reste une force du handball européen ?
Un chiffre résume la profondeur du handball féminin serbe : la fédération est affiliée à l’IHF depuis 1950. Soixante-quinze ans de tradition. Peu de nations peuvent rivaliser avec cette ancienneté.
Le championnat national, l’ARKUS Liga, alimente un vivier constant de jeunes joueuses. Le ŽRK Crvena Zvezda (Étoile Rouge de Belgrade) fournit à lui seul cinq joueuses à la sélection actuelle. Un modèle de formation intégré, rare dans le handball féminin européen.
Sous la direction de José Ignacio Prades Pons — ancien adjoint d’Ambros Martín à la tête de l’Espagne — la Serbie adopte un jeu plus structuré, inspiré du modèle hispanique : défense 6-0 agressive, transitions rapides, exploitation des ailes. Un changement de philosophie qui demande du temps mais dont les premiers signes étaient visibles au Mondial 2025.
Foire aux questions
Quel est le meilleur résultat de l’équipe de Serbie féminine de handball ?
La médaille d’argent au Championnat du monde 2013, obtenue à domicile à Belgrade. La Serbie s’était inclinée en finale face au Brésil (20-22).
Qui est la meilleure joueuse de l’histoire du handball serbe féminin ?
Andrea Lekić, élue meilleure joueuse du monde par l’IHF en 2013, est considérée comme la plus grande handballeuse serbe. Elle a pris sa retraite en 2025 après une carrière de plus de quinze ans en sélection.
La Serbie participera-t-elle à l’Euro féminin 2026 ?
L’équipe dispute actuellement les qualifications dans le groupe F (Suède, Allemagne, Slovaquie). La qualification reste possible via les places réservées aux meilleurs troisièmes.
- Vice-championne du monde 2013, la Serbie reste le seul titre majeur du handball féminin serbe post-indépendance
- La retraite d’Andrea Lekić en 2025 ouvre une ère de transition, avec Jovana Jovović comme nouvelle figure de proue
- Le coach espagnol Prades Pons insuffle un style de jeu structuré inspiré de l’école hispanique
- L’Euro 2026 (décembre, cinq pays hôtes) représente le prochain objectif majeur de la sélection
Le handball féminin serbe vit entre deux mondes : la nostalgie d’un âge d’or récent et la promesse d’un renouveau qui tarde à se concrétiser. Avec cinq joueuses de l’Étoile Rouge dans le groupe, un coach ibérique qui bouscule les habitudes et une Jovana Jovović qui n’a que 24 ans, la prochaine décennie pourrait bien réécrire l’histoire. Encore faut-il que Belgrade arrête de regarder 2013 dans le rétroviseur.
Pour approfondir le sujet des performances collectives, consultez notre article sur le palmarès sportif et notre dossier sur les records sportifs à travers les disciplines. Pour les données officielles, la fiche EHF de la Serbie recense l’ensemble des résultats européens de la sélection.
Journaliste passionnée, Nathalie décrypte l’actualité de sport-news.fr au quotidien. Des résultats de compétitions aux conseils d’entraînement, elle transforme les tendances du sport en guides accessibles pour tous les pratiquants. Son crédo : une information fiable et un équipement bien choisi pour performer toute l’année.
